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J'ai tué les animaux !...CONFESSION D'UN CHASSEUR REPENTI.

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Chasse, non-chasse, anti-chasse, tel est mon parcours.

Né en campagne, la chasse était un environnement inévitable dès le plus jeune âge. Pourtant je ne tins mon premier fusil qu'après mon mariage. J'étais entré dans une famille de grands chasseurs. De battues en battues, j'ai participé à la destruction de magnifiques animaux sauvages, par le tir direct ou en les blessant et les laissant ainsi mourir sans abréger leurs souffrances. Au fil du temps, ces petits animaux sauvages, de plus en plus rares, ont été remplacés par des animaux d'élevage ; parfois lâchés seulement quelques minutes avant d'être criblés de plombs. Cette pratique me fit abandonner la chasse.

Ma période de non-chasse m'a amené à observer la nature et surtout les grands animaux. En vivant au milieu d'eux j'en vins à ne plus supporter d'entendre le bruit des fusils et surtout les aboiements des meutes de chiens à leurs trousses.

Anti-chasse je suis devenu ; car la souffrance d'un lièvre partant sur trois pattes après un coup trop bas, la souffrance d'un faisan désailé s'enfuyant la bouche crachant le sang, la souffrance d'un chevreuil les muscles tétanisés par trois heures de poursuite se faisant arracher les testicules par les chiens, la souffrance d'une biche les yeux pleins de larmes regardant le chasseur qui va l'achever, tout cela j'ai connu.

Et je le regrette très profondément.

Aujourd'hui la puissance politique des tueurs reste considérable ; un exemple au hasard : 37% des députés sont inscrits au groupe chasse alors que seulement 2% de la population possède un permis de tuer. A l'évidence, il ne faut pas compter sur leur bon vouloir pour faire évoluer les choses.

A l'exemple de l'Angleterre et surtout grâce à Hunt Sabotage, il nous faut agir sur le terrain. La suppression de la chasse à courre n'est pas un objectif utopique. Dans notre monde de sauvages, la douleur volontaire infligée aux animaux n‘est plus supportable.

L'action sur le terrain pour empêcher le déroulement de ces tueries peut se faire dignement, sans violence mais avec la fermeté nécessaire pour sauver un par un les animaux poursuivis. J'ai choisi de participer à ces actions car j'espère me tromper sur l'homme... L'incommensurabilité de sa connerie n'est peut être pas définitive.

J'ai réussi à me soustraire à cette ignominie d'une époque révolue, d'autres réussiront aussi ; s'apercevoir que l'on est con n'est pas très agréable, se sentir devenir un petit plus intelligent l'est plus.



James Allion, hunt saboteur - 10/05/07

 

 

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