25 janvier 2012

Halte au massacre des innocents.

     

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Dans une approche stupidement anthropocentrique, la direction de la SNCF déplore qu'en 2011 une centaine de collisions de ses trains avec la faune sauvage ait généré des retards dans son trafic.
Elle engage des gardes pour "réguler" les animaux qui perturbent les rouages du transport ferroviaire.
 
Aux abords des aéroports, les techniciens de l'aviation dénoncent les risques aviaires découlant de la pénétration d'oiseaux dans  des réacteurs.
Ils veulent "réguler" l'avifaune dans ces zones où l'homme entend disputer le ciel aux oiseaux.
 
Pour chaque kilomètre de route nouvelle créée, des millions d'animaux, crapauds, hérissons, genettes, blaireaux, chouettes, passereaux, doivent s'éclater sur le pare- brise  ou sous les roues des voitures des chauffards qui n'en ont rien à faire.
 
Or, des voies ferrées à grande vitesse, des aéroports, des routes et autoroutes, il y en a partout et sans cesse davantage.
 
Alors, les hommes mauvais veulent "réguler" sérieusement la faune perturbatrice et bien méchante de gêner ainsi les mouvements vibrionnaires d'une société frrénétiquement mobiles.
 
Et puis, là où il n'y a pas d'infrastructures de transports, il faut "réguler" pour l'agriculture, pour la forêt usine à bois, pour les centres de loisirs.
Les imposteurs disent : réguler.
En fait, ils tuent, aseptisent, massacrent la vie sous toutes ses formes, partout et toujours sous des prétextes mensongers.
 
Que la SNCF grillage soigneusement les lignes à grande vitesse et les malheureux chevreuils, sangliers et consorts ne viendront  plus percuter méchamment  les gentils trains!
 
Surtout, ne pourrait-on pas apprendre à l'humain  que les autres espèces ont le droit de vivre?

 

          Gérard  CHAROLLOIS

 

CONVENTION VIE ET NATURE

10 janvier 2012

Dans quinze ans il n’y aura plus de lion dans la nature.

 

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Il faut relire cette phrase plusieurs fois avant que le cerveau digère l’énormité d’une telle nouvelle. Ainsi l’animal que l’homme a érigé « roi des animaux », construisant autour de lui, pour mieux se l’approprier, toute une symbolique emblématique de puissance et de gloire, est en passe de disparaitre en liberté. Un collectif d’association (Born free, IFAW, Panthera) a lancé l’alerte : en un siècle, la population de lions sauvages a dramatiquement chuté, passant de 200 000 à 40 000, voire 23 000 selon certaines estimations, ce qui reviendrait à un taux de disparition de 80%. Les lions ont totalement disparu dans 26 pays africains. Partout les lions voient leur territoire se réduire à peau de chagrin et ils sont victimes de la chasse pour le sport (notamment par les U.S.A.) et du braconnage. Si dès maintenant les choses ne changent pas, d’ici quinze ans les lions auront disparu dans la nature. La disparition des lions sauvages sera donc le fait de l’homme. Uniquement de lui. Les associations de défense des animaux réclament, légitimement et de toute urgence, l’inscription des lions sur la liste des espèces en danger. L’opinion publique pense que les lions détenus dans les cirques et les zoos pourront un jour être relâchés dans la nature afin de la repeupler et qu’il n’y a pas lieu de paniquer. Si cette hypothèse paraît séduisante elle mérite qu’on l’examine un peu mieux. Les lions des cirques. Sur le sujet, les «circaciens» sont formels et le clament haut et fort : leurs animaux ne peuvent plus retourner à la nature et y seraient extrêmement malheureux. D’ailleurs, disent-ils, ceux nés en captivité ont perdu tous leurs instincts. Paradoxalement, voir cyniquement, Il y a un instinct que les exploitants d’animaux de cirque ne leurs dénient pas, c’est celui de la reproduction. Mais il ne s’agit pas de leur part, d’un quelconque souci de préservation des espèces. C’est d’abord un excellent argument de vente, des nouveau-nés c’est toujours une bonne publicité qui attire le public. D’ailleurs certains cirques n’hésitent pas à exploiter ces tout petits lionceaux en laissant le public les manipuler pour se faire prendre en photo avec, il n’y a pas de petits profits. Mais la reproduction en captivité reste, pour les cirques, le moyen le moins onéreux de se procurer des spécimens pour leurs numéros. Ainsi dans le monde entier, les cirques se vendent ou s’échangent des petits. Parfois même de cirque à zoo. «Show must go on !». Les lions des zoos. Si il y a bien une mission que les zoos se targuent de remplir c’est celui de la préservation des espèces. Nous voilà rassurés, les lions n’ont rien à craindre, les zoos se préparent sûrement déjà à leur réintroduction in situ. Dans la réalité, peu d’espèces en danger bénéficient d’un programme de sauvegarde dans les zoos (voir le rapport 2011 sur les zoos d’Europe), de toute façon les lions n’en font pas partis. De plus, la réintroduction est difficile et fort coûteuse (surtout par temps de grande crise, l’humain faisant passer ses intérêts avant tout, il y a fort à parier que les états riches rechignent à trop investir dans la sauvegarde de ces animaux). La vérité est que l’écrasante majorité des animaux dans les zoos ne goûteront jamais aux joies de la liberté. Cette liberté n’est d’ailleurs pas si facile à conquérir, car ouvrir une cage ne suffit pas. Un animal apprend à vivre en liberté par l’exemple donné par sa mère et son groupe. Celui né en captivité ignore tout des subtils et complexes mécanismes de la vie sauvage. Ayant totalement vécu aux contacts des hommes, nourri et soigné par lui, il devient incapable de subvenir lui-même à ses besoins et à faire face, seul, à d’éventuels blessures ou aux maladies de ce nouvel environnement. Une réintroduction devient donc extrêmement problématique et hasardeuse, l’animal devant être maintenu encore longtemps sous les soins et la surveillance des humains pour assurer sa survie. Et puis il reste un autre domaine que l’homme est loin de maîtriser, c’est celui des lois de la génétique. Ainsi le patrimoine génétique des lions actuellement en captivité suffirait-il pour un renouvellement de l’espèce ? En clair, le nombre de lions restant dans les zoos est t’il suffisant pour ne pas entraîner de la consanguinité et au final, une chute de la fertilité ? Mystère. Un monde sans lion est un monde inimaginable. Un monde sans lion libre (mais aussi d’éléphant, de tigre, de singe… la liste est longue) est un monde qui se désenchante petit à petit. On aura beau construire les civilisations les plus sophistiqués, les plus flamboyantes, rien ne pourra palier à cette terrible perte. A priver les autres espèces de leur légitime droit à vivre en paix et libre, l’humanité y perdra son équilibre et son âme. Si rien n’est fait rapidement, les enfants qui naîtront en 2027 n’auront plus que des lions derrière des barreaux à voir et de vieux documentaires à regarder pour savoir ce qu’était un lion libre. Agissons !

21 décembre 2011

L'école de la violence.

SCIENCES: La dissection du lapin en CM1/CM2

Dans notre programme de sciences, nous devons étudier l'appareil respiratoire.

Ainsi pour mieux observer, manipuler, retenir, et voir à quoi ressemble réellement l'intérieur de notre corps, nous avons disséqué un lapin afin d'y observer le fonctionnement de son appareil respiratoire.

Voici quelques photos de notre séance de dissection (âmes sensibles s'abstenir!!!)

Ici, nous examinons le lapin, repèrons la colonne vertébrale et sa cage thoracique.

 

LE DIAPHRAGME

En ouvrant l'estomac du lapin, nous avons repéré le foie et le diaphragme qui renferme les poumons et le coeur sous la cage thoracique.

 

 LES MOUVEMENTS DU DIAPHRAGME

 

En soufflant dans la trachée avec une paille, nous remarquons que le diaphragme s'abaisse et qu'il remonte lorsque l'air ressort.

Ici, nous voyons bien le diaphragme s'abaisser au moment de l'inspiration.

Laura en pleine inspiration du lapin

Anne-Eli n'a pas peur non plus!!!

 

Tony le Courageux

 

Clémence, souffle...souflle !!!

 

Hajar n'a pas eu peur non plus!!

Maintenant, c'est au tour d'Armand !!! Quel homme !!!

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ET MAINTENANT PASSONS A LA DISSECTION DE LA GAGE THORACIQUE

Nous découvrons alors ce que refermait la cage thoracique qui protège nos poumons et notre coeur.

Sarah, Rafaël, Armand et Laura sont au premier rang...

Ici, on peut voir les poumons en rose et le coeur en rouge au milieu.

Les poumons sont au repos total, sans oxygène à l'intérieur.

Nous allons alors souffler dedans et . . .

. . . les poumons gonflent comme un ballon.

Allez, maintenant c'est à Sarah de gonfler les poumons du lapin.

 

Bravo, Jérémy, quel souffle !!!

C'est bien Kheyra!!!

 

Et Kévin était aussi de la partie!!!

 

Au tour de Nicolas ! ! !

 

Un petit coup de souffle pour Ismaïn maintenant ! ! !

Ohlala! ce sont de sacrés poumons ça!!!

 

Et c'est Léo qui s'y attache désormais.

 

 

Rafaël a prit son courage à deux mains et réussit à vaincre sa peur. Bravo Rafy!

 

Quelle courageuse cette Léa ... même pas peur!

 

Mais la plus courageuse de tous reste Louana qui a réussit à vaincre toutes ses peurs. On est tous très fiers de toi Loulou!

 

Mais surtout n'oublions pas le HEROS de cette journée qui fut M. Lapin et qui sans lui nous n'aurions pas découvert et appris autant de choses sur notre corps et notre système respiratoire.

 

 

Des poumons en pleine expiration...

... et des poumons en pleine inspiration.

 

 


 

 

09 décembre 2011

L’ennemi public est une bête noire

 

Depuis l'an dernier, un documentaire intitulé « Sangliers : la guerre est ouverte »circule quasiment en boucle, d’une chaîne de TV à une autre. L’on y apprend que la population de ces suidés aurait explosé, en France, depuis quelques années. Que des hardes entières endommagent sérieusement les cultures et que les sangliers causent aussi de nombreux accidents sur les routes du pays.

Pour mieux étayer les propos, on ne lésine pas sur les images : vues sur des casses de voitures où des centaines de véhicules et leurs tôles broyées, éventrées, sont censés témoigner de l’ultra violence des chocs. Sauf qu’il serait bien étonnant que cette mise à sac du symbole des âges modernes soit imputable aux seuls sangliers… Vue également sur des parcelles de champs méthodiquement retournées...

La faute à Voltaire...

Le chiffre est avancé de 17.000 accidents de la circulation par an. Àcause des sangliers ? Non, à cause des « animaux sauvages », nous dit-on. Ce ne sont pas les animaux sauvages qui vont venir prétendre le contraire.

L’an dernier, un demi-million de sangliers ont été massacrés lors de battues. Il y en aurait 1.500.000 dans nos belles campagnes françaises. Il faut donc redoubler d’efforts pour les dégommer ! Même les agriculteurs s’en mêlent. Tous les moyens sont bons.

 

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 En mars 2010, dans un petit village de la Creuse, à l'issue d'une battue dite "de dispersion", deux chasseurs ont acculé une laie qui s'était réfugiée sur le parvis de l'église et l'ont massacrée à coups de masse, pendant de longues minutes, sous le regard effaré des passants...

De nombreux représentants de l’espèce finissent leurs jours d’horrible façon dans le secret des fourrés où les traquent les hommes armés. Les marcassins dévorés vivants par les chiens, les sangliers blessés à mort qui s’en vont agoniser plus loin, les bêtes achevées de mille manières tout aussi cruelles les unes que les autres (voir photo)…Vous avez dit "sauvagerie" ?

Il n’est pas interdit de se poser la question : pourquoi les populations de sangliers connaissent-elles un tel essor démographique ? Parmi les raisons avancées, on ne peut négliger les élevages avec croisements, dans les années 80 et 90, de sangliers avec des cochons domestiques, parce qu'on trouvait, alors, qu’ils n’étaient pas assez nombreux... Les animaux ainsi obtenus étaient beaucoup plus prolifiques. Aujourd'hui encore, des élevages de sangliers subsistent. Pourquoi ?

Tous les prédateurs des jeunes sangliers ont été exterminés méthodiquement par l’homme : loups et lynx ont disparu du paysage. Les conséquences de la tempête de 1999 sont aussi évoquées. Les chablis feraient office, pour les sangliers, de refuges inaccessibles pour l’homme. Là, ils pourraient proliférer en paix. « Mais, répond Gérard Charollois, président de la Convention Vie et Nature pour une écologie radicale, c’est mal connaître le mode d’exercice de la chasse aux sangliers. Ici, comme partout ailleurs, le sanglier se chasse au chien courant. Les chasseurs cernent un massif boisé, stationnent leur véhicule sur un parking de chasse aménagé par eux en bordure de bois. Ils lâchent les chiens, ne les suivent pas autrement qu’aux aboiements. Au besoin, ils prennent leur véhicule, font le tour du massif, se postent sur un autre parking et, en site un peu découvert, attendent la sortie de leur victime débusquée dans son taillis et poursuivie par les chiens. Le chasseur de sanglier use davantage les pneumatiques de son véhicule que la semelle de ses bottes. C’est la meute de chiens qui fait le travail et les chiens passent partout, y compris sous les arbres couchés… »Exit donc le mythe de la tempête complice des animaux traqués !

ou bien à Rousseau ?...

En revanche, il est une pratique qui contribue pour beaucoup à encourager la reproduction des suidés, c’est l’agrainage. Elle consiste à distribuer aux sangliers, en des lieux précis et à intervalles réguliers et en assez grande quantité, du maïs, dont ils sont friands. Les animaux, bien nourris, peuvent se reproduire en toute quiétude, puisqu’ils bénéficient d’une « assurance bouffe ». La chose a un autre avantage : lorsqu’on les cherche, on saura où les trouver ! Étonnant : ce sont les chasseurs eux-mêmes qui se livrent à ces petits arrangements pour, ensuite, se présenter comme les sauveurs de la planète en étant les seuls à pouvoir stopper ces hordes d’ennemis des cultures et de fléau des voitures. C’est une attitude paradoxale : leur zèle à vouloir exterminer les sangliers se double d’une volonté farouche de faciliter leur multiplication. Faire naître, encore plus, pour tuer encore davantage, c’est une démarche qui répond à la logique cynégétique. Perverse, débile et cruelle, oui, mais logique. Le syndrome du pompier pyromane, en quelque sorte.

C'est que le chasseur ne craint rien davantage que de ne plus avoir rien à chasser. En s'arrangeant pour que les populations de sangliers augmentent, il fait coup double. Non seulement il peut s'adonner sans retenue à son loisir favori, mais encore il peut justifier son penchant pour la mort en prétendant œuvrer pour la "régulation" des populations d'animaux sauvages.

La FBB dénonce...

La Fondation Brigitte Bardot a relayé ceci : « Le 12 mars, en forêt d’Hirtzfelden dans le Haut-Rhin, des lieutenants de louveterie accompagnés de plusieurs dizaines "d’invités" armés de fusil ont fait un massacre, et le mot est faible, sur des sangliers en pleine période de reproduction et cantonnés dans un lieu protégé bien connu de tous les habitués, chasseurs y compris.
Cette battue administrative ordonnée par la préfecture est révoltante et ne peut que susciter l’indignation de la population, des associations de protection animale et même des chasseurs.
Plus de 40 animaux dont des laies pleines et des marcassins à peine nés ont été abattus, vidés de leurs entrailles. 57 fœtus de marcassins ont été retrouvés.
Sans compter les animaux blessés qui vont mourir dans d'affreuses souffrances car les tireurs n'ont pas pris la peine d'aller achever leurs bêtes. »

Malheur aux sangliers et à ceux qui tentent de les protéger ! Dans cette affaire, une fois de plus, l'État est l'allié des chasseurs. La saison des battues ne va pas tarder à battre son plein. En treillis et armes d'assaut, les Nemrod vont partir en guerre... Objectif : 500.000 cadavres minimum.

 

 

 

                                                                                                                                                 Jeph Barn sur le site de la Griffe.