01 juillet 2009
Végétarisme et non-violence

Je voudrais vous parler un peu de végétarisme, bien que vouloir parler de végétarisme dans une revue axée sur la promotion de la non-violence puisse paraître saugrenu. La violence se rencontre partout et tellement dans ce monde, de l'échelle de nos immeubles à l'échelle de nos États que, face à cet accablant constat, disserter du contenu de nos assiettes peut sembler avoir des relents de scandale. " Vous n'avez vraiment pas autre chose à faire ? " Cette réaction est compréhensible ; mais je voudrais argumenter ici qu'elle doit être dépassée ; qu'il existe un lien entre ces deux notions ; un lien que personnellement j'estime très fort, intime, structurel même - sans doute parce que je suis venu moi-même au végétarisme porté par cette idée de la non-violence - un lien qui est d'essence logique.
Je sais bien - par expérience - que ce lien n'est pas évident. S'il l'était, tout militant de la non-violence serait aussi végétarien ! Comme nous savons tous que ce n'est pas le cas, c'est que le lien logique entre végétarisme et non-violence n'est pas perçu comme il pourrait l'être. Certains en profiteront pour dire qu'il n'existe pas ; mon propos est ici de faire voir qu'il existe bien… et de donner à réfléchir. À chacun ensuite de se déterminer en conscience.
Avant d'aller plus loin, notons que ce lien - que pour l'instant je postule - n'est pas à double sens. Je n'ai pas dit " tout végétarien serait aussi militant de la non-violence " ; j'ai employé l'expression inverse. Rien n'empêche a priori un végétarien d'être aussi cruel qu'un certain Adolf Hitler, lequel pratiquait le végétarisme de temps à autre. On peut même envisager que l'on soit végétarien par un souci morbide de la pureté qui, poussé à son extrême, deviendrait une théorie de la pureté raciale. En réalité, les cas de " végétariens sanguinaires " sont plutôt difficiles à trouver (en connaissez-vous ?) - surtout si l'on considère ceux qui ont fait un choix réfléchi et non les intermittents -, mais il est envisageable que cela puisse se rencontrer, car, malheureusement, tout finit par exister. Cela ne devrait pas faire oublier le fait que, fondamentalement, on peut envisager le végétarisme sous l'angle de l'idée de la non-violence appliquée aux animaux.
Être végétarien semble souvent n'avoir aucun rapport avec une idée construite a priori. On serait végétarien ou pas comme on serait amateur ou pas de Mozart, de rugby, ou de vacances à la montagne, avec le présupposé que tous les goûts sont dans la nature ; une chose comme une autre, en quelque sorte ; une option purement personnelle. D'un autre côté, il arrive que cela semble avoir un rapport avec tellement d'idées différentes évoquant des constructions tellement disparates que l'on finit par s'y perdre. Est-ce à cause de la peur des maladies, du fait que tel " grand maître " était végétarien, du gaspillage des protéines par l'élevage, pour augmenter son énergie spirituelle, pour suivre un régime, par dégoût du sang ? Je ne nie pas qu'il puisse exister une liste interminable de raisons d'être végétarien, toutes défendables. Mais la forêt ne doit pas cacher l'arbre… Une raison fondamentale d'être végétarien se résume à une idée très simple : ne pas nuire. Et cette idée est basée sur un concept très simple : la non-violence. Et ce concept trouve ses sources dans une conception du monde qui place le respect des individus au centre de sa pensée.

Lettre ouverte aux non violents
Si la non-nuisance est au centre de l'idée de la non-violence et au centre d'une certaine idée du végétarisme, alors les deux concepts sont logiquement liés. Comment expliquer qu'ils ne se recouvrent pas davantage ? Cela peut tenir à la difficulté d'approcher le végétarisme sous l'angle des raisons pour y adhérer.
Le fait que l'on puisse rencontrer des végétariens convaincus pour telle ou telle raison que l'on trouverait soi-même ridicule, malsaine ou sectaire est sans doute un repoussoir pour de nombreuses personnes qui, autrement, seraient tentées par le végétarisme. Comment peut-on adhérer à des idées pareilles ? Être ou ne pas être végétarien est une question qui peut donner lieu à des arguments allant de la quasi-indifférence (c'est bien, mais vous faites ce que vous voulez…) jusqu'au fanatisme le plus poussé (Dieu demande que vous soyez végétarien !). Dans ce débat du pour et du contre, tout a déjà été dit, ou presque. Il est pourtant une attitude qui permet aisément de se débarrasser l'esprit de tous les argumentaires plus ou moins envahissants rencontrés par-ci par-là. C'est simplement de prendre la question à l'envers ; au lieu de se demander " quelle est la bonne raison pour être végétarien ? ", et de se perdre dans l'examen des unes et des autres, il suffit de se dire " et que se passe-t-il si je ne suis pas végétarien ? " Tous les raisonnements si élaborés soient-ils ne devraient pas nous faire oublier les conséquences du fait de ne pas être végétarien.
Le fait de ne pas être végétarien a de multiples conséquences, que l'on pourrait chercher à détailler par ailleurs ; mais la plus simple, la plus évidente et la plus incontournable est celle qu'il faudrait toujours avoir à l'esprit : c'est que des animaux sont tués pour qu'on les mange. Pour toute personne n'ayant aucune habitude de réfléchir sur sa relation au monde, cette constatation pourrait constituer le point terminal de la pensée : " oui, on les tue et puis on les mange, et alors ? " Pour un militant de la non-violence, il me semble que cette constatation devrait constituer au contraire le point de départ d'une nouvelle pensée : " la mort infligée aux animaux est-elle une violence ? Quelle est la cohérence d'une vie à la fois non violente et non végétarienne ? " La réalité, c'est que ces questions n'occupent pas la place qui leur revient dans l'esprit de ceux qui militent pour la non-violence. Je trouve qu'il y a là un déficit de la pensée, qui se traduit par une incohérence dans le comportement, et conduit à ne faire que la moitié de ce que l'on pourrait faire. L'" autre moitié " oubliée du monde, " moitié " non pas au sens quantitatif mais qualitatif, la " moitié " animale non humaine de ce monde, fait malheureusement les frais de ce déficit de pensée.
Bien que l'on puisse aborder le végétarisme par de multiples chemins de réflexion, la voie royale consiste en une interrogation existentielle : donner la mort à des êtres vivants, n'ayant d'autre chose à se reprocher que le fait d'être là, et sans autre justification que la seule volonté de celui qui commet l'acte, n'est-ce pas la plus extrême des violences ? J'ai employé à dessein l'expression " êtres vivants " (alors que j'aurais pu parler d'" animaux ") pour que l'on comprenne bien toute la portée de cette interrogation. Si les êtres vivants en question étaient des humains - des Indiens d'Amérique, par exemple, ou des Noirs d'Afrique, ou des Juifs du monde entier -, la réponse ne souffrirait aucune ambiguïté : c'est effectivement la plus extrême des violences, celle qui consiste à supprimer la vie d'individus innocents pour la seule raison que celui qui commet l'acte (le colonisateur, l'esclavagiste ou le raciste) possède la force de le faire et la volonté de le faire. Car cela revient simplement à appliquer ce que l'on appelle le " droit " du plus fort.
Poser la question en ces termes revient à mettre l'accent sur la notion de " conception du monde ". Voulons-nous d'un monde dans lequel la force fonde le droit, ou d'un monde dans lequel la force procède du droit ? Lorsqu'il s'agit d'êtres humains, toute l'évolution culturelle de l'humanité revient à développer le second terme au dépend du premier. Le concept de non-violence est l'un des produits de cette évolution. Nous considérons que son application aux humains est un progrès moral que nous essayons constamment de renforcer. Et, lorsqu'il s'agit d'animaux, qu'est-ce que cela change ?
Si l'on veut bien faire un effort de raisonnement logique, on s'apercevra que cela ne change rien. Dans la question existentielle précédente, l'expression " êtres vivants " est remplaçable aussi bien par " humains " que par " animaux ". Le fait que l'on change d'espèce ne change rien à la réponse. Du moins rien de logique ne justifie que la réponse change. Seule notre subjectivité humaine et notre tendance à nous considérer comme ontologiquement différents des autres animaux pourrait conduire à répondre par la négative. Mais dans tous les cas, sur le strict plan de la rationalité, donner la mort à " des vies voulant vivre " reste d'une extrême violence - quelles que soient les " vies " en question - lorsque, toute justification morale étant absente, seul le droit du plus fort peut en constituer la raison.

Le fait que toute justification morale soit absente est aisé à comprendre. La justification morale du meurtre des animaux pour servir de nourriture aux humains existerait si ce genre de nourriture était indispensable à l'espèce humaine ; j'entends si le seul fait de ne pas manger d'animaux entraînait une dégénérescence, des maladies, ou la mort. Imposer un tel état aux humains serait contraire au respect de la vie humaine ce qui, moralement, justifierait que l'on tue pour se nourrir, quelques réticences que l'on puisse avoir par ar ailleurs. Mais il est un point de logique dont il faut bien être conscient ; j'insiste sur ce fait que la justification ne pourrait opérer que si l'acte même de manger des animaux était indispensable, et qu'aucune autre solution ne soit possible. Si l'acte n'était pas indispensable, c'est-à-dire en cas d'alternative alimentaire possible, dispensant de tuer pour manger, et qui soit strictement équivalente au fait de tuer des animaux, toute justification morale disparaîtrait, et ne resterait que la seule justification basée sur le droit du plus fort à exercer comme bon lui semble sa volonté de tuer. Et cela constituerait par le fait même un comportement d'une extrême violence.
Or nous devons nous rendre à l'évidence, que dans nos sociétés de diversité et d'abondance alimentaire, le végétarisme - le fait de ne pas consommer de chair animale d'aucune sorte - est une solution reconnue comme ne posant aucun problème de santé. Mieux, c'est une solution reconnue comme un facteur de prévention d'affections spécifiques, telles que les maladies cardiovasculaires. Mais je ne développerai pas ce point, mon but n'étant pas de citer des études médicales ou des positions officielles, ni de discourir sur les bienfaits du végétarisme pour la santé humaine. Cela se trouve dans une littérature assez abondante. Mon but était de montrer que, lorsque la justification morale au fait de tuer des animaux pour notre nourriture n'existe pas, le fait de tuer quand même est contraire à tout concept de non-violence. Par ailleurs, insister sur la santé reviendrait à essayer d'inculquer une raison précise à être végétarien ; or j'ai expliqué que la plus logique approche consistait non pas à chercher une raison d'" être ", mais à réfléchir à la conséquence de n'" être pas ".
N'" être pas " végétarien, ici et maintenant, ne peut donc qu'être une attitude de violence moralement injustifiable vis-à-vis du monde animal non humain, que nous dominons parce que nous sommes les plus forts. C'est cette réflexion qui me semble être - globalement - absente du milieu de la non-violence, lequel est axé sur l'analyse du comportement humain vis-à-vis de l'humain, et oublie trop vite que la violence n'est pas définie comme une attitude intra-humaine, mais une attitude en général ; aucune raison logique ne permet de dire que tuer un animal n'a rien à voir avec la violence alors que tuer un être humain aurait tout à y voir. D'un point de vue humain, le degré d'insupportabilité de l'acte peut certes être différent (on supportera différemment de voir tuer un cochon et de voir tuer un enfant), mais l'acte en soi n'est pas qualitativement différent dans un cas ou dans d'autre. La capacité à subir des violences n'est pas plus la caractéristique d'une espèce particulière que ne l'est la capacité à souffrir. La violence est en fait un déni de respect de la vie, et la vie n'est pas une propriété de la seule espèce humaine.

Le non-végétarisme ne se traduit pas par un martyre animal immédiatement appréhendable par les sens - même si martyre il y a dans les élevages, les transports et les abattoirs. En effet, la plupart d'entre nous ne voient jamais les étapes intermédiaires entre un animal vivant (que l'on peut même s'efforcer de traiter " humainement ") et le morceau de viande qui atterrit dans l'assiette. Cela peut constituer un obstacle à l'assimilation entre non-végétarisme et violence. Mais cela ne doit pas faire oublier que, dans la seule France, trois millions d'animaux d'élevage environ sont tués chaque jour pour être mangés, que plus de trente millions d'animaux sauvages périssent chaque année du fait de la chasse, et qu'un nombre incalculable d'animaux marins subissent le même sort par la pêche. Or, comme je l'ai précédemment dit, " donner la mort à des êtres vivants, n'ayant d'autre chose à se reprocher que le fait d'être là, et sans autre justification que la seule volonté de celui qui commet l'acte, n'est-ce pas la plus extrême des violences ? ".
Si la logique philosophique est respectée, c'est effectivement une violence des plus graves, puisqu'elle a pour objet des êtres innocents, ayant le malheur de se trouver à notre merci, et subissant leur sort du fait d'une volonté non justifiable de les tuer, étant donné qu'une solution crédible et reconnue existe.
Le fait de ne pas être végétarien, pour une personne militante ou simplement soucieuse de non-violence, m'apparaît donc comme une incohérence dans sa pensée, une contradiction dans ses principes et une insuffisance dans ses actes. Bien sûr, le débat sur la nécessité ou non d'être végétarien lorsqu'on est non-violent ne va pas se clore sur cette affirmation péremptoire ; encore faut-il avoir envie d'y voir matière à débat et de ne pas évacuer la question d'un revers de fourchette en rétorquant " ce ne sont que des animaux ". À ce genre d'affirmation, le philosophe allemand Theodor Adorno a d'ailleurs répondu bien mieux que je ne pourrais le faire en disant sans prendre de gants " Auschwitz commence à chaque fois qu'en regardant un abattoir, quelqu'un pense ce ne sont que des animaux ".
Personnellement, je suis venu à la non-violence par la fréquentation littéraire de Gandhi et de Lanza del Vasto. Et le premier acte qu'il m'a paru nécessaire de faire pour être un non-violent actif, ce fut de devenir végétarien, pour supprimer activement une violence immédiatement et facilement supprimable, peut-être la plus insidieuse de toutes, celle que l'on accepte encore de justifier dérisoirement par l'amour de la tradition, la formation du goût ou la nécessité physiologique, et qui se traduit par la tuerie des animaux, parce que ce ne sont que des animaux. Peut-être cela m'a-t-il été plus facile parce que Gandhi et Lanza étaient déjà végétariens. Mais je ne crois pas que ma démarche ait été si extraordinaire que cela. Chacun peut se faire les mêmes réflexions sur la cohérence logique à être végétarien lorsqu'on est non-violent. Et ma plus grande satisfaction serait que ce rapide survol sur les relations entre non-végétarisme et violence conduise les personnes adhérant à l'idée de non-violence à s'interroger sur le fait que le végétarisme, loin de n'avoir aucun rapport avec une idée construite a priori, loin d'être une option personnelle à prendre ou à laisser, est au contraire intrinsèquement lié à l'attitude non violente, car son absence rend celle-ci philosophiquement incomplète.
André Méry Décembre 2002
16:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 juin 2009
Les dauphins du parc Astérix
LES DAUPHINS DU PARC ASTERIX SONT DE RETOUR !

LE TEMOIGNAGE D'ALEXIA
"Je suis tombée sur votre site suite à une recherche sur la parc Astérix.
J'ai été invitée hier par des amis à aller dans ce parc, et j'ai vu le spectacle des dauphins, comme j'ai été profondément choquée de ce que j'ai pu voir: un des dauphins semblait prostré dans son coin et faisait le show quand son dresseur lui demandait, mais en dehors de ces moments j'ai eu la nette impression que ce pauvre animal aurait voulu être n'importe où sauf dans ce lieu où on lui demande de faire des pitreries, alors que tout le monde applaudissait.
J'aurais presque pleuré , et mes amis ont jugé que j'étais trop sensible.
Je ne participe à aucun programme de protection des animaux et je ne suis pas militante dans l'âme, mais ce que j'ai vu hier m'a tellement choquée que j'ai voulu voir si personne ne le dénonçait sur le net.
J'ai lu tout ce qui a été écrit et d'après les descriptions je crois qu'il s'agit d'une femelle: Cindy qui correspond tout à fait à la description de Julien Marchal. Il y a aussi Guama qu'on solicite tout le temps et qui a refusé de faire quelques uns des exercices quand j'ai assisté au spectacle.
Le show en lui même est d'un nul sans limite, à part nous hurler dans les oreilles, la présentatrices récite par coeur son texte rempli de clichés sur les dauphins et en conclusion qu'ils adorent être ici et jouer pour le plaisir (plutôt pour les caisses des propriétaires du parc) des spectateurs.
Le parc en lui même est mal entretenu et vétuste et qui plus est cher, mais le manque de personnel est flagrant: de jeunes étudiants surexploités et fatigués.
Ca ne me laisse pas beaucoup d'illusions quand aux pauvres dauphins, qui sont eux aussi surexploités afin de rentabiliser un parc sinistre.
Je vous assure que malgré le soleil et le monde, c'était glauque et surpeuplé.
On laisse rentrer beaucoup trop de monde par rapport à la réelle capacité d'accueil du parc, dans l'amphithéâtre des dauphins les spectateurs étaient agglutinés les uns sur les autres ce qui occasionnait un brouhaha insupportable, je n'ose imaginer le cauchemar de devoir répéter 6/7 fois par jour les mêmes choses devant tant de monde.
Il était très net que les dauphins à plusieurs reprises avaient envie de repartir par la petite trappe sous les sièges mais on leur avait fermé l'accès et ils devaient rester dans le grand bassin.
Je ne sais pas s'il existe un programme auquel on peut adhérer pour lutter contre cette exploitation infâme: il faut absolument fermer ce genre de delphinarium!!
Alexia"
HISTORIQUE
Juillet 2008
Les dauphins ont disparu !
dauphin devenu fou s'échouant hors du trou d'eau du parc Asterix
Officiellement, le delphinarium devait rester ouvert jusqu'en septembre 2007.
En fait, le transfert des détenus vers Harderwijck a été reporté jusqu'au bout de l'hiver 2007. Leur retour - du moins, le retour de certains dauphins d'origines diverses - était prévu cinq mois plus tard, dans un bassin "rénové" .
A l'heure actuelle, à en croire le quotidien Libération, toujours personne.
Plus la queue d'un cétacé ! Le Parc Asterix sans ses dauphins, c'est un peu comme Paris sans sa Tour Eiffel ou Bruxelles sans son Atomium !
On sait bien sûr qu'il va y avoir du changement dans le staff des cétacés esclaves et que l'attraction majeure de ce parc parisien repose sur la présence de ces "clowns à nageoires".
Mais quand, en quel nombre, et venant d'où ?
Mystère ! Le site du parc reste muet sur ce point.Du moment que les gens s'amusent et que le décor leur semble un peu plus moderne, même si cela prend du temps, l'essentiel n'est de toutes façons que de faire plus de profit.
Quant aux familles, alliances, amitiés noués entre les captifs d'origine -dont la mort est soigneusement effacée de la mémoire collective - lesquels, comme chacun sait et René Descartes le premier, ne sont jamais que des "animatronics vivants"- qui s'en soucie ?Nul n'ignore pourtant que ce parc vétuste était surpeuplé et que des membres d'une même famille se reproduisaient entre eux (père et fille), l'inceste étant pourtant pour les dauphins libres comme pour l'homme une pure abomination.
Mais plus pour ces malheureux Tursiops décérébrés et réduits à l'état de robots par un dressage efficace et un élevage intensif.
En principe, les delphinariums comme les zoos servent à protéger l'espèce et la réintroduire en liberté .
Combien de grands singes, de dauphins ou d'éléphants nés captifs ont été rendus à leur milieu naturel en France ou ailleurs ?
Aucun, à notre connaissance, à la notable exception de deux nés captifs à Eilat ....Aujourd'hui, les cétacés survivants de Paris se trouveraient aux Pays-Bas, dans la "ferme à dauphins" de Hardewijck.
Pour y faire quoi ? Du mélange génétique !
Etape suivante pour les rejetons nouveaux-nés ou les vieux briscards capturés en mer : le Monde Sauvage près de Nantes, Antibes, Valences, Gènes ou d'autres cirques aquatiques. Des animaux de spectacle, sans cesse, sans fin et de plus en plus dégénérés.
Alors, que l'on cesse de nous mentir et qu'on le dise franchement : les zoos comme les delphinariums sont des machines à fric, point barre. Ni pédagogie ni sauvetage de l'espèce n'ont rien à voir là-dedans !En attendant, le Parc Asterix sans dauphins, c'est chiant à mort pour les visiteurs mais pour les cétacés, c'est un bol d'air frais. !
Février 2007
transfert des dauphins reporté

Aux dernières nouvelles, le delphinarium restera ouvert cette année jusqu’au mois de septembre 2007.
Ensuite, les 11 détenus seront déportés vers Harderwijck (par camion ou avion ? On choisira sans doute l’option la moins chère) et puis retour. Seuls 8 dauphins devraient réintégrer le parc parisien et ce ne seront pas nécessairement les mêmes qu’à l’origine, brassage génétique oblige. Vu que tous les dauphins se ressemblent, cela passera comme une lettre à la poste. Les visiteurs se fichent de toutes façons de savoir qui est qui, puisque ce ne sont là que des animaux de cirque.
Pendant l’hiver, travaux : on retape la sono, on refait les peintures, on renforce les structures de béton pourri, on aménage le "bassin hôpital" situé sous les gradins et puis hop, dès février 2008, les shows reprennent et le tiroir caisse peut tinter à nouveau !
Ouf ! C’est évidemment indispensable pour le Parc Astérix qui, sans son « Théâtre de Poséidon » et fort de ses seules attractions ringardes, pourrait tout aussi bien déposer son bilan.
On se souviendra, non sans nostalgie, que lorsque nous étions parvenus à faire fermer le delphinarium du zoo d’Anvers, ce dernier a frisé la faillite et a du recevoir une aide spéciale du gouvernement flamand pour redémarrer sur d’autres bases.
Eh oui ! Si vous ne l’aviez pas encore compris, le dauphin, c’est de l’argent facile.
La preuve ? Dès 2007, la « saison estivale » du Parc Asterix se prolongera jusqu’en novembre. Avec les gradins qui croulent de monde, ce serait bête, en effet, de ne pas jouer les prolongations.
janvier 2007
le transfert est en cours
Le Dr Franck Dupraz nous signale que le départ des dauphins du Parc Asterix vers le delphinarium de Harderwijck est prévu pour ce lundi 15 janvier.
Selon les dernières infos en notre possession, seuls 6 dauphins sur les 11 reviendront ensuite au Parc Asterix, indépendamment des liens familiaux ou d'amitié qui pourraient les unir mais dont tout le monde se fout. Il en restera donc 5 à placer, et tout porte à croire qu'ils vont atterrir dans les bassins de Planète Sauvage.Eh non, pas la peine de protester ou de manifester votre désaccord.
Quand il s'agit de gros sous, d'emploi ou d'infrastructures à rentabiliser, sachez le une fois pour toutes : le fric passe avant tout et rien, RIEN ne pourra arrêter ce processus suicidaire d'exploitation de la nature, cette course en avant frénétique vers plus de pollution, plus de 4X4, plus de viande, plus de pognon.On tue les baleines, on mange les grands singes, on vide les océans de leurs poissons et l'on transforme les dauphins en bêtes de cirque, en esclaves dociles, en cochons d'élevage.
Telle est la loi du Néo-Capitalisme, jusqu'à ce que la Planète meurt.
Les miracles de la mondialisation
Asterix, harderwijck, port saint pere,
même combat

tous les dauphins du parc asterix vont être délocalisés vers Harderwick, aux Pays-bas, en attendant la fin des travaux de réfection du bassin parisien, prévue pour 2OO7
Le transfert massif d'autant de dauphins gravement zoopsychotiques, expédiés d'un seul coup dans un environnement totalement étranger parmi d'autres dauphins qu'ils ne connaissent pas, ne manquera pas de susciter de graves problèmes, voire des morts dès le moment du transport ou peu de temps après l'arrivée. Sait-on de quoi sont morts Tex ou Aurore à Antibes ? Non, bien sûr, et tout le monde s'en fout. Les delphinariums, désormais aux mains de holdings internationaux, font ce qu'ils veulent quand ils veulent et font chanter la presse qu'ils veulent. Comme nous le rappelle un récent article du Figaro à propos de l'ouverture d'un troisième goulag à dauphins à Port saint Père, le dauphin esclave n'est là que pour faire grimper les bénéfices des actionnaires, point barre. Côté sensibilisation ou protection de la nature, pas la peine de chercher, c'est en face que ça se passe. Allons, cessons de rêver ! Les dauphins qui reviendront au Parc Asterix en 2007 ne seront sûrement plus les mêmes que ceux qui l'auront quitté. Sur le site du Parc, les dauphins captifs ne sont mêmes plus identifiés par une photo de leur aileron (l'équivalent de notre empreinte digitale). Bonne chance pour les reconnaître au bout d'un an
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11 juin 2009
la libération de Kenya l'éléphante
Libération de Kenya (éléphante de 21 ans capturée au Zimbabwe)
Quetigny (Côte d'or), il est 6h50,
le 10 avril 2009, lorsque 70 gendarmes , 10 agents de l'ONC,
le Substitut du Procureur et les représentants de la Fondation Assistance aux Animaux, Code Animal et de la SPA (qui finance l'opération) se présentent au cirque Zavatta fils afin de faire appliquer une décision de justice qui demande la saisie de l'éléphante Kenya (et de son camion), détenue illégalement depuis de trop nombreuses années.
C'est vers 8h30 après avoir réussi
à débloquer le système de sécurité installé par le cirque, que le camion (le transporteur a été réquisitionné pour la circonstance) a pu prendre la route vers le nouveau refuge de Kenya.
Elle a pu dès son arrivée être examiné par un vétérinaire. Son état est mauvais (maigreur, déshydratation, problème aux pattes...). Aussi, si nous ne doutons pas de l'attachement que peut avoir la famille Cagniac pour elle, il n'en reste pas moins que Kenya ne vivait pas dans des conditions acceptables (absence de groupe social, aucun point d'eau, exercices contre-nature...).
Le cirque souhaite d'ores et déjà la récupérer (bien qu'il n'en soit plus propriétaire). Nous espérons toutefois que la famille Cagniac saura faire passer l'intérêt de cet animal avant les intérêts mercantiles, ce serait un belle illustration de l'amour qu'ils disent lui porter...



Kenya libérée le 10 avril par la Fondation Assistance aux Animaux, Code Animal et la SPA (qui a financé l'opération), a été placé dans une Safari Parc français, par suite de décision de justice.
Aujourd'hui, le cirque, qui pourtant en infraction depuis 15 ans, tente de récupérer Kenya dont il n'est plus propriétaire. Mr Christian Caffy, secrétaire général de la Fédération des cirques et traditions affirme ainsi à l'AFP que Kenya aurait perdu « 200 kg soit plus de 10% de sa masse corporelle en 25 jours », affirmant que le stress de Kenya la conduirait à ne plus s'alimenter ...
Ces manoeuvres sont particulièrement scandaleuses de la part de personnes qui ont fermés les yeux sur les conditions de vie déplorables de Kenya pendant tant d'années (détention seule dans un camion, absence d'accès permanent à l'eau, numéros contre-nature ...) les troubles du comportement qu'elle a développé au sein du cirque sont l'illustration de ce stress qu'elle a vécu (Vidéos : .wmv >> / .mov>> / .mp4>> ).
Rapellons aussi que Kenya, contrairement à ce qui est affirmé par les cirques, a été capturée au Zimbabwe et a donc été arrachée à une vie sociale et libre pour être enfermé dans un cirque à des fins mercantiles (Cf Office National de la Chasse).
Selon Cristelle Vitaud, vétérinaire « spécialiste des animaux sauvages depuis 18 ans » de la réserve de Peaugres, ce diagnostic est «complètement faux » et a été fait « à l'œil et à cinquante mètres » du pachyderme (Source Le BienPublic). Kenya, est non seulement gourmande, mais elle se nourrit et s'intègre très bien avec ses congénères.
Sa taille est particulièrement réduite en la comparant avec les autres pachydermes du parc. C'est un phénomène qui a déjà été observé par le passé sur d'autres animaux détenus dans les cirques, ceux-ci étant confinés, mal-nourris, mal abreuvés, ils ne se développent pas correctement. Les photos ci-dessous parlent d'elles-mêmes :


Nous regrettons que cette polémique honteuse puisse se propager afin de discréditer une libération légale, et dont le but affiché est de rendre à Kenya une vie plus en conformité avec ses besoins physiologiques, ce qui aujourd'hui est la cas : vie dans un groupe social, abreuvement permanent, accès à des bains de boue, espace.... et ce en conformité avec l'article L214.1 du code rural.
13:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






































