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collectif limousin d'action militante pour les animaux - Page 5

  • Chasseurs français : les deux poids deux mesures de la République

    La Fédération Nationale des Chasseurs ayant menacé que « la colère légitime des chasseurs de gibier d’eau s’exprime sur le terrain avec de grands risques de débordement » en cas de non prolongation de la chasse aux oies, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, vient de demander à l'Office National de la Chasse et aux préfets de ne pas faire respecter la loi.

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    Comme tous les ans depuis l'arrêté du 12 janvier 2012 modifiant l'arrêté du 9 janvier 2009, les chasseurs ont fait pression pour obtenir une dérogation leur permettant de chasser les oies au-delà de la limite réglementaire du 31 janvier

    La ministre de l'Écologie, malgré la sympathie qu'on lui connaît envers les chasseurs, n'avait pas pu accéder à leur demande : le Conseil d'État venait d'annuler le 19 décembre l'arrêté dérogatoire pris par son prédécesseur Philippe Martin il y a un an, en janvier 2014.

    D'ailleurs la FNC (Fédération Nationale des Chasseurs) s'étranglait le 15 janvier 2015 :
    « Pourtant, le précédent ministre, Philippe Martin, était passé outre l’avis de sa propre administration et avait signé avec volontarisme un arrêté autorisant la chasse aux oies pour les 10 premiers jours de février 2014. »

    Le 20 janvier, après avoir été reçue par le groupe Chasse de l'Assemblée nationale et par le futur président du Groupe Chasse et Pêche du Sénat, la FNC diffusait un communiqué se concluant par :
    « Sans cette dérogation, il est à craindre que la colère légitime des chasseurs de gibier d’eau s’exprime sur le terrain avec de grands risques de débordement dans les zones littorales concernées. »
    (des débordements dans les zones littorales lors de la Journée Mondiale des Zones Humides, c'eût été dommage...)

    Ceci nous renvoie à janvier 2014, il y a un an, où les chasseurs avaient officiellement annoncé qu'ils enfreindraient la loi et chasseraient en février. Après quoi ils avaient été reçus au ministère de l'Écologie, et ce dernier avait pris le 31 janvier un arrêté prolongeant la chasse aux oies en février (arrêté dont l'exécution avait été suspendue en urgence le 5 février par le Conseil d'État, puis donc annulé le 19 décembre 2014).
    Lire « Chasse : comment appeler à l'illégalité en toute impunité »

    Ayant renoncé à cette dérogation, comment cette fois-ci le gouvernement a-t-il réagi à ces menaces explicites ?
    Simple, en répondant aux chasseurs : « Vous en faites pas, les gars, on peut pas changer l'interdiction, mais vous pouvez flinguer les oies, on vous punira pas ;-) »

    Dans un courrier du 28 janvier, Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, a donné instruction à l’ONCFS (en charge de la police de l’environnement) de ne pas verbaliser les chasseurs d'oies jusqu’au dimanche 8 février inclus.

    Elle est pas belle notre République ?

     

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    Une théorie du « deux poids, deux mesures » sévit actuellement chez certains Français, selon laquelle certaines communautés ne seraient pas traitées comme d'autres par la République. Instillée par des cliques comme le shit-tank quenellien, le fait qu'elle soit avalée sans recul par tant de jeunes pose bien entendu question. Mais bon, ne mélangeons pas les problèmes.

    Toujours est-il que si une communauté bénéficie d'un « deux poids, deux mesures » , c'est bien celle des chasseurs.

    On a également en mémoire le piégeage du Bruant ortolan dans les Landes, interdit par une Directive européenne applicable depuis 1992, mais faisant l'objet d’une tolérance administrative, les forces de l’ordre ayant pour consigne de ne pas verbaliser, sous les gouvernements de gauche comme de droite. Exactement comme ce fut le cas pour la corrida avant la loi de 1951, notamment durant la première moitié du XXe siècle.

    Bien entendu, il importe de saisir l'Union européenne du comportement du gouvernement français.
    Mais la procédure est interminable, avec d'abord une phase pré-contentieuse (plainte à la Commission pour manquement à une Directive, demande d'information de la Commission à l'État, à savoir en France le Secrétariat général des affaires européennes, mise en demeure par la Commission...), puis en l'absence de réponse satisfaisante, phase contentieuse (saisine de la CJUE, arrêt en manquement sans sanction financière, et en l'absence de mesures, nouvelle saisine de la Commission, pouvant alors aboutir à une condamnation avec sanction financière...)

    Je conclurai, exactement comme l'an dernier, en pointant le message catastrophique que fait passer le gouvernement français par cette décision : les menaces de violences et l'appel à l'illégalité non seulement ne sont pas sanctionnés, mais sont récompensés.

     

     JEAN PAUL RICHIER

     

     

  • Le « choix de Sophie » d'une vache laitière

    Les vaches, comme les humains et tous les autres mammifères, ne produisent du lait que lorsqu'elles ont enfanté. En élevage, chaque année les vaches « laitières » sont inséminées pour donner naissance à un veau. Mère et nouveau-né sont séparés après 24h, malgré l'intensité du lien qui les unit.

    Le récit ci-dessous raconte l'histoire d'une vache ayant donné naissance à des jumeaux et qui tenta de sauver l'un de ses petits, en effectuant un choix similaire à celui du personnage de Sophie dans le roman de William Styron, "Le choix de Sophie". Devant la menace de perdre ses deux enfants dans un camp d'extermination, Sophie avait été contrainte d'en livrer un dans l'espoir de sauver l'autre.

    Les vaches laitières sont des mamans privées de leurs petits. Avant le verre de lait, il y a la douleur d'une mère et la détresse d'un nouveau-né.

     

    vache et veau, une famille

     

    Par le vétérinaire Holly Cheever

    " J'aimerais vous raconter une histoire touchante et vraie. Après avoir obtenu mon diplôme à l'école vétérinaire de Cornell, j'ai fréquemment exercé dans les exploitations laitières de Cortland. J'y étais appréciée du fait de la douceur de mes interventions sur les vaches.

    L'un de mes clients me sollicita un jour pour résoudre un mystère : la veille, dans une prairie, l'une de ses vaches Brune des Alpes avait mis bas pour la cinquième fois dans sa vie. Une fois rentrée à la ferme avec son nouveau-né, son veau lui fut retiré, et elle, conduite en salle de traite. Mais son pis était vide, et il le resta pendant plusieurs jours.

    Après la naissance de son veau, cette vache aurait dû produire près de 47 litres de lait par jour. Cependant, et en dépit du fait qu'elle se portait bien par ailleurs, son pis restait vide. Elle partait au pré le matin après la première traite, revenait pour la traite du soir, et restait la nuit en prairie – c'était un temps où les bovins étaient autorisés à profiter un minimum de certains plaisirs au cours de leur vie – mais jamais son pis n'était gorgé de lait comme celui d'une vache qui a mis bas.

    Je fus appelée deux fois sur place pendant la première semaine suivant son accouchement, mais je ne trouvai aucune explication. Finalement, le onzième jour, l'éleveur m'appela : il avait trouvé la réponse : la vache avait donné naissance à des jumeaux, et par un « choix de Sophie », elle avait livré l'un de ses veaux à l'éleveur et gardé l'autre dans un bois en bordure de prairie. Chaque jour et chaque nuit, elle retrouvait et nourrissait son petit – le seul qu'elle ait jamais pu garder auprès d'elle.
    Malgré mes efforts pour convaincre l'éleveur de laisser la mère et son petit ensemble, il lui fut enlevé et envoyé dans l'enfer des box à veaux.

    Pensez un instant au raisonnement complexe élaboré par cette maman. Premièrement, elle se rappelait la perte de ses précédents petits et la conséquence de rentrer avec eux à la ferme : ne plus jamais les revoir (une situation déchirante pour toute mère mammifère). Deuxièmement, elle formule un plan et l'exécute : si ramener son veau à la ferme signifie le perdre inévitablement, alors elle installera et cachera son autre petit dans les bois, comme les biches, jusqu'à son retour. Troisièmement – et je ne sais comment l'expliquer – au lieu de cacher les deux veaux, ce qui aurait attiré la suspicion de l'éleveur (une vache gestante quittant la ferme le soir, la même vache revenant au matin non-gestante mais sans progéniture), elle lui en a donné un et gardé l'autre. J'ignore comment elle a pu faire cela – il aurait été plus probable qu'une maman désespérée tente de cacher ses deux petits.

    Tout ce que je sais, c'est qu'il se passe derrière ces yeux magnifiques beaucoup plus de choses que nous, humains, n'avons jamais voulu voir. En tant que maman, qui ai pu élever mes quatre enfants, et n'ai pas eu à souffrir de la perte d'un seul d'entre eux, je ressens sa douleur."

    Holly Cheever, Docteur en médecine vétérinaire

    Vice Presidente du New York State Humane Association

  • Ragondins sans papiers

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    Les agriculteurs qui ont maltraité des ragondins, le 5 novembre à l'occasion de la manifestation organisée par la FNSEA 44 ne s'attendaient peut-être pas à la polémique que leurs actes ont déclenchée. Ce jour-là, plusieurs manifestants ont jeté, sur le parvis de la préfecture nantaise, des ragondins préalablement capturés et enfermés dans un chariot de supermarché ; ils les ont ensuite repoussés à coups de pied pour finalement les asperger de peinture rose, l'un de ces animaux finissant écrasé sous les roues d'un tracteur. Outre les commentaires peu amènes formulés par de très nombreux internautes sur les réseaux sociaux, la polémique avec les Verts et les plaintes dont le dépôt a été annoncé par plusieurs organisations dont la Fondation 30 Millions d'amis, les agriculteurs antiragondins ont aussi mis en lumière l'absurdité du droit animalier français et de ses catégories. Plongée dans l'incohérence juridique jusqu'à l'écœurement.

    L'article L. 214-1 du code rural (et de la pêche maritime) affirme que tout animal est un être sensible. Toutefois, cela ne vaut pas pour les animaux dits sauvages. Le code rural n'interdit en effet les mauvais traitements qu'«envers les animaux domestiques ainsi qu'envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité» (art. L. 214-3, al. 1er, du code rural). De même, l'article 521-1 du code pénal ne sanctionne que les sévices graves et les actes de cruauté infligés aux animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité. Demain, un nouvel article 515-14 devrait être inséré dans le code civil ; issu d'un amendement au projet de loi relatif à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures, il proclamerait que «les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité». L'étude des débats parlementaires montre cependant que, dans l'esprit de Jean Glavany, un des auteurs de l'amendement, celui-ci ne s'appliquerait pas aux animaux sauvages (1). «Dorénavant, on fera comme avant !» paraît bien être la devise du législateur animalier...

    Il est vrai que, dans l'affaire des ragondins nantais, les poursuites sont possibles selon l'article 521-1 du code pénal, pour sévices graves et actes de cruauté, car les ragondins étaient tenus en captivité dans un chariot. Devenus ainsi des êtres sensibles, les ragondins maltraités sont placés sous la protection de la loi pénale. C'est donc le chariot qui fait la sensibilité ! Il faut admirer le génie du droit français !

    Tentant de défendre les manifestants antiragondins, Alain Bernier, président de la FNSEA 44, a fait valoir : «Les ragondins ne sont pas des petits chiens ou chats. Ce sont des nuisibles qui peuvent être méchants.» C'est faire appel à la distinction entre les «animaux de compagnie», que l'on doit protéger, les «animaux d'élevage», dont on peut se servir à toutes fins humaines, et les «animaux sauvages», que l'on peut chasser, voire détruire lorsqu'ils sont classés «nuisibles», sauf mesures spécifiques de protection. Or, comme l'ont montré les réactions suscitées par la manifestation nantaise, cette distinction porte de moins en moins. L'apparition des nouveaux animaux de compagnie (NAC) n'est sans doute pas étrangère à son affaiblissement. Les lapins, notamment, élevés pour leur viande ou leur fourrure dans des conditions terrifiantes, victimes d'expérimentations médicales, chassés ou détruits lorsqu'un arrêté préfectoral a décidé de leur caractère nuisible, sont aussi présents dans de nombreux foyers comme animaux de compagnie. Une si grande différence de traitement pour un même animal est devenue indéfendable et mine les fondements de la distinction invoquée par Alain Bernier.

    En outre, il y a nuisible et nuisible. La réglementation animalière ne traite pas de la même manière les lapins et les ragondins. Les premiers peuvent être classés nuisibles par un arrêté préfectoral «en fonction des particularités locales et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage» (art. 1er de l'arrêté du 3 avril 2012). Les seconds sont classés nuisibles «sur l'ensemble du territoire métropolitain» (art. 1er de l'arrêté du 24 mars 2014). Peu importe, dans le cas des ragondins, les «particularités locales» ; peu importe le nombre de ces animaux sur telle ou telle partie du «territoire métropolitain» ; peu importe les conséquences concrètes de leur présence sur tel ou tel écosystème ; peu importe la prédation dont sont victimes leurs petits et qui contribue à réguler leur nombre. En réalité, les ragondins sont classés nuisibles en tous lieux et à toutes périodes parce qu'ils ne sont pas «indigènes». Ils relèvent donc de l'arrêté du 24 mars 2014, «fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces non indigènes d'animaux classés nuisibles sur l'ensemble du territoire métropolitain».

    Il faut rappeler que les ragondins, originaires d'Amérique du Sud, ont été introduits en Europe au XIXe siècle pour l'exploitation de leur fourrure ; dans les années 30, leur élevage n'étant plus rentable, ils ont été relâchés dans la nature, où ils se nourrissent notamment de plants de céréales situés à proximité des cours d'eau. «Et en plus, ils ne sont même pas de chez nous ! Et ils volent le pain des Français !» (variantes : «le blé des Français» ; «le «blé» des agriculteurs»). «Salauds de ragondins !» Les ragondins font partie des sans-papiers du monde animal français (2). Avec leurs grandes incisives oranges et leurs imposantes moustaches blanches, ces descendants d'immigrés sud-américains sont les Roms de la nature. Car le droit animalier français n'est que le reflet d'un système de domination naturalisé, le spécisme ou racisme de l'espèce, par lequel les êtres humains maintiennent, par la violence et la terreur, un impitoyable empire sur les animaux non humains. Comme le racisme, le spécisme fonctionne au moyen de stéréotypes ; aux Roms «naturellement voleurs» répondent les ragondins «naturellement nuisibles». Jusqu'à l'écœurement.

    (1) JO Déb. Ass. nat., 3e séance du 15 avril, p. 2 605.

    (2) Voir, à propos des lapins australiens, Yves Bonnardel, «Lapins sans papiers», les Cahiers antispécistes, numéros 15-16, 1998, auquel le titre de cette tribune est emprunté.

    Philippe REIGNÉ Agrégé des facultés de droit, professeur du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)

     

    Philippe REIGNÉ
    16 novembre 2014

     

  • A LIRE!

     

     

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    Un ouvrier d'un abattoir témoigne :

    "Une génisse de 3 ans est arrivée dans la zone de tuerie. Et elle était en train de vêler, juste là, le veau était à moitié sorti. Je savais qu'elle allait mourir, alors j'ai tiré le veau. Bon sang, mon patron était fou de rage. (...) Ces veaux, ils les appellent des "avortons". Ils se servent du sang pour la recherche sur le cancer. Et il le voulait, ce veau. (...) Ce n'est pas rien d'avoir une vache qui pend devant vous, et de voir le veau à l'intérieur qui se débat, qui cherche à sortir. (...) Mon patron voulait ce veau, mais je l'ai renvoyé vers le parc à bétail. (...) Vous savez, je suis un ancien marine. Moi, le sang et les tripes, ça ne me dérange pas. Mais le traitement inhumain, il y en a tout simplement trop.
    Après l'écorcheur de tête, la carcasse (ou la vache) atteint les "coupeurs de pattes" : "Quand il y en a qui se réveillent, explique un employé de la chaîne, on a l'impression qu'elles cherchent à grimper le long des murs." Quand les vaches arrivent au niveau des coupeurs, les coupeurs de pattes n'ont pas le temps d'attendre que leur collègue vienne assommer de nouveau la vache. Donc, ils leur coupent simplement le bas des pattes avec les pinces : "Les bêtes deviennent folles, elles donnent des coups de pied dans tous les sens."

    Comment peut-on encore dire : "Je ne peux pas arrêter de manger de la viande car c'est trop bon !" quand on connaît toute la souffrance avant la mort de l'animal ?

  • CONFERENCE DU CLAMA LE 17 OCTOBRE

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  • Le prix d'une tranche de jambon, le voilà ...

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    Pourtant plus intelligent qu'un chien, il est votre futur cadavre / jambon...Il va vivre l'enfer et mourir dans d'atroces souffrances pour votre simple plaisir.

    ACHETER DU JAMBON C'EST FINANCER CA:
    Des truies violées par insémination artificielle, maintenues et isolées 24h / 24h dans des cages de moins d’un mètre de large toute leur vie, appelées stalles de contention.
    Des porcelets qui eux, à peine né et respirant la vie, se feront couper la queue, limer les dents et castrés, sans aucune anesthésie devant leur mère impuissante ...avant d'être emprisonnés dans des cages à plusieurs le temps qu'ils soient gavés.

    Vient ensuite l'heure du transport jusqu'à l’abattoir:

    Pouvant à peine marcher, ils sont alors embarqués de force dans ces transports de la mort, à coup de d’aiguillons électriques et de coups de bâtons.

    Les camions son sales, pestilentiels, surchargés.
    Les animaux s’y retrouvent sans eau ni nourriture, sans soins, sans possibilité de se reposer. Ce calvaire peut durer des heures, des jours, sous une chaleur pouvant atteindre les 50 degrés en période estivale.
    Ils ne sont pas idiots ... une fois devant l’abattoir, ils savent ce qui les attend et ne veulent pas descendre.
    Alors comme pour le chargement, le déchargement se fera lui aussi sous les coups.

    Pour finir, vient le moment du meurtre:

    Ils arrivent dans ce lieu qui à l’odeur du sang. Dans cet endroit ou résonnent les cris de leurs frères et sœurs en train de perdre la vie.

    Ils arrivent terrifiés et deviennent les témoins de la mise à mort de leurs semblables.
    Ils tentent de fuir, crient, hurlent de terreur, mais rien à faire.
    Leur mort est proche, et ils en ont conscience.

    Les pauvres bêtes sont étourdies à l’aide de matador (pistolet perforant le crâne jusqu’à la cervelle), ou ont la tête plongée dans un bac rempli d’un électrolyte, par décharge électrique derrière la tête, ou encore par gazage.
    Le tout pour que l’animal soit inconscient au moment de la mise à mort.

    Il est important de noter qu’il n’est pas rare que l’étourdissement rate, et que l’animal soit égorgé ou encore découpé vivant ...

    Le prix d'une tranche de jambon, le voilà ...