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collectif limousin d'action militante pour les animaux - Page 34

  • Les dauphins du parc Astérix

    LES DAUPHINS DU PARC ASTERIX SONT DE RETOUR !

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    LE TEMOIGNAGE D'ALEXIA

    "Je suis tombée sur votre site suite à une recherche sur la parc Astérix.
    J'ai été invitée hier par des amis à aller dans ce parc, et j'ai vu le spectacle des dauphins, comme j'ai été profondément choquée de ce que j'ai pu voir: un des dauphins semblait prostré dans son coin et faisait le show quand son dresseur lui demandait, mais en dehors de ces moments j'ai eu la nette impression que ce pauvre animal aurait voulu être n'importe où sauf dans ce lieu où on lui demande de faire des pitreries, alors que tout le monde applaudissait.
    J'aurais presque pleuré , et mes amis ont jugé que j'étais trop sensible.
    Je ne participe à aucun programme de protection des animaux et je ne suis pas militante dans l'âme, mais ce que j'ai vu hier m'a tellement choquée que j'ai voulu voir si personne ne le dénonçait sur le net.

    J'ai lu tout ce qui a été écrit et d'après les descriptions je crois qu'il s'agit d'une femelle: Cindy qui correspond tout à fait à la description de Julien Marchal. Il y a aussi Guama qu'on solicite tout le temps et qui a refusé de faire quelques uns des exercices quand j'ai assisté au spectacle.

    Le show en lui même est d'un nul sans limite, à part nous hurler dans les oreilles, la présentatrices récite par coeur son texte rempli de clichés sur les dauphins et en conclusion qu'ils adorent être ici et jouer pour le plaisir (plutôt pour les caisses des propriétaires du parc) des spectateurs.
    Le parc en lui même est mal entretenu et vétuste et qui plus est cher, mais le manque de personnel est flagrant: de jeunes étudiants surexploités et fatigués.
    Ca ne me laisse pas beaucoup d'illusions quand aux pauvres dauphins, qui sont eux aussi surexploités afin de rentabiliser un parc sinistre.

    Je vous assure que malgré le soleil et le monde, c'était glauque et surpeuplé.
    On laisse rentrer beaucoup trop de monde par rapport à la réelle capacité d'accueil du parc, dans l'amphithéâtre des dauphins les spectateurs étaient agglutinés les uns sur les autres ce qui occasionnait un brouhaha insupportable, je n'ose imaginer le cauchemar de devoir répéter 6/7 fois par jour les mêmes choses devant tant de monde.

    Il était très net que les dauphins à plusieurs reprises avaient envie de repartir par la petite trappe sous les sièges mais on leur avait fermé l'accès et ils devaient rester dans le grand bassin.

    Je ne sais pas s'il existe un programme auquel on peut adhérer pour lutter contre cette exploitation infâme: il faut absolument fermer ce genre de delphinarium!!

    Alexia"

     

     

     


    HISTORIQUE

     

     


    Juillet 2008

    Les dauphins ont disparu !

    dauphin devenu fou s'échouant hors du trou d'eau du parc Asterix


    Officiellement, le delphinarium devait rester ouvert jusqu'en septembre 2007.
    En fait, le transfert des détenus vers Harderwijck a été reporté jusqu'au bout de l'hiver 2007. Leur retour - du moins, le retour de certains dauphins d'origines diverses - était prévu cinq mois plus tard, dans un bassin "rénové" .

    A l'heure actuelle, à en croire le quotidien Libération, toujours personne.
    Plus la queue d'un cétacé ! Le Parc Asterix sans ses dauphins, c'est un peu comme Paris sans sa Tour Eiffel ou Bruxelles sans son Atomium !

    On sait bien sûr qu'il  va y avoir du changement dans le staff des cétacés esclaves et que l'attraction majeure de ce parc parisien repose sur la présence de ces "clowns à nageoires".
    Mais quand, en quel nombre, et venant d'où ?
    Mystère ! Le site du parc reste muet sur ce point.

    Du moment que les gens s'amusent et que le décor leur semble un peu plus moderne, même si cela prend du temps, l'essentiel n'est de toutes façons que de faire plus de profit.

    Quant aux familles, alliances, amitiés noués entre les captifs d'origine -dont la mort est soigneusement effacée de la mémoire collective - lesquels, comme chacun sait et René Descartes le premier, ne sont jamais que des "animatronics vivants"- qui s'en soucie ?

    Nul n'ignore pourtant que ce parc vétuste était surpeuplé et que des membres d'une même famille se reproduisaient entre eux (père et fille), l'inceste étant pourtant pour les dauphins libres comme pour l'homme une pure abomination.
    Mais plus pour ces malheureux Tursiops décérébrés et réduits à l'état de robots par un dressage efficace et un élevage intensif.

    En principe, les delphinariums comme les zoos servent à protéger l'espèce et la réintroduire en liberté .
    Combien de grands singes, de dauphins ou d'éléphants nés captifs ont été rendus à leur milieu naturel en France ou ailleurs ?
    Aucun, à notre connaissance, à la notable exception de deux nés captifs à Eilat ....

    Aujourd'hui, les cétacés survivants de Paris se trouveraient aux Pays-Bas, dans la "ferme à dauphins" de Hardewijck.
    Pour y faire quoi ? Du mélange génétique !
    Etape suivante pour les rejetons nouveaux-nés ou les vieux briscards capturés en mer : le Monde Sauvage près de Nantes, Antibes, Valences,  Gènes ou d'autres cirques aquatiques.  Des animaux de spectacle, sans cesse, sans fin et de plus en plus dégénérés.

    Alors, que l'on cesse de nous mentir et qu'on le dise franchement  : les zoos comme les delphinariums sont des machines  à fric, point barre. Ni pédagogie ni sauvetage de l'espèce n'ont rien à voir là-dedans !

    En attendant, le Parc Asterix sans dauphins, c'est chiant à mort pour les visiteurs mais pour les cétacés, c'est un bol d'air frais. !


     

    Février 2007
    transfert des dauphins reporté


    Aux dernières nouvelles, le delphinarium restera ouvert cette année jusqu’au mois de septembre 2007.

    Ensuite, les 11 détenus seront déportés vers Harderwijck (par camion ou avion ? On choisira sans doute l’option la moins chère) et puis retour. Seuls 8 dauphins devraient réintégrer le parc parisien et ce ne seront pas nécessairement les mêmes qu’à l’origine, brassage génétique oblige. Vu que tous les dauphins se ressemblent, cela passera comme une lettre à la poste. Les visiteurs se fichent de toutes façons de savoir qui est qui, puisque ce ne sont là que des animaux de cirque.

    Pendant  l’hiver, travaux : on retape la sono, on refait les peintures, on renforce les structures de béton pourri, on aménage le "bassin hôpital" situé sous les gradins et puis hop, dès février 2008, les shows reprennent et le tiroir caisse peut tinter à nouveau !  

    Ouf ! C’est évidemment indispensable pour le Parc Astérix qui, sans son « Théâtre de Poséidon » et fort de ses seules attractions ringardes, pourrait tout aussi bien déposer son bilan.

    On se souviendra, non sans nostalgie, que lorsque nous étions parvenus à faire fermer le delphinarium du zoo d’Anvers, ce dernier a frisé la faillite et a du recevoir une aide spéciale du gouvernement flamand pour redémarrer sur d’autres bases.

    Eh oui ! Si vous ne l’aviez pas encore compris, le dauphin, c’est de l’argent facile.
    La preuve ? Dès 2007, la « saison estivale » du Parc Asterix se prolongera jusqu’en novembre. Avec les gradins qui croulent de monde, ce serait bête, en effet, de ne pas jouer les prolongations.


    janvier 2007
    le transfert est en cours


    Le Dr Franck Dupraz nous signale que le départ des dauphins du Parc Asterix vers le delphinarium de Harderwijck est prévu pour ce lundi 15 janvier.

    Selon les dernières infos en notre possession, seuls 6 dauphins sur les 11 reviendront ensuite au Parc Asterix, indépendamment des liens familiaux  ou d'amitié qui pourraient les unir mais dont tout le monde se fout.  Il en restera donc 5 à placer, et tout porte à croire qu'ils vont atterrir dans les bassins de Planète Sauvage.

    Eh non, pas la peine de protester ou de manifester votre désaccord.
    Quand il s'agit de gros sous, d'emploi ou d'infrastructures à rentabiliser, sachez le une fois pour toutes : le fric passe avant tout et rien, RIEN ne pourra arrêter ce processus suicidaire d'exploitation de la nature, cette course en avant frénétique vers plus de pollution, plus de 4X4, plus de viande, plus de pognon.

    On tue les baleines, on mange les grands singes, on vide les océans de leurs poissons et l'on transforme les dauphins en bêtes de cirque, en esclaves dociles, en cochons d'élevage.
    Telle est la loi du Néo-Capitalisme, jusqu'à ce que la Planète meurt.


    Les miracles de la mondialisation
    Asterix, harderwijck, port saint pere,
    même combat




    tous les dauphins du parc asterix vont être délocalisés  vers Harderwick, aux Pays-bas, en attendant la fin des travaux de réfection du bassin parisien, prévue pour 2OO7


    Le transfert massif d'autant de dauphins gravement zoopsychotiques, expédiés d'un seul coup dans un environnement totalement étranger parmi d'autres dauphins qu'ils ne connaissent pas, ne manquera pas de susciter de graves problèmes, voire des morts dès le moment du transport ou peu de temps après l'arrivée. Sait-on de quoi sont morts Tex ou Aurore à Antibes ?  Non, bien sûr, et tout le monde s'en fout. Les delphinariums, désormais aux mains de holdings internationaux, font ce qu'ils veulent quand ils veulent et font chanter la presse qu'ils veulent. Comme nous le rappelle un récent article du Figaro à propos de l'ouverture d'un troisième goulag à dauphins à Port saint Père, le dauphin esclave n'est là que pour faire grimper les bénéfices des actionnaires, point barre. Côté sensibilisation ou protection de la nature, pas la peine de chercher, c'est en face que ça se passe.  Allons, cessons de rêver ! Les dauphins qui reviendront au Parc Asterix en 2007 ne seront sûrement plus les mêmes que ceux qui l'auront quitté. Sur le site du Parc, les dauphins captifs ne sont mêmes plus identifiés par une photo de leur aileron (l'équivalent de notre empreinte digitale).  Bonne chance pour les reconnaître au bout d'un an




  • la libération de Kenya l'éléphante

    Libération de Kenya (éléphante de 21 ans capturée au Zimbabwe)

    Quetigny (Côte d'or), il est 6h50,
    le 10 avril 2009, lorsque 70 gendarmes , 10 agents de l'ONC,
    le Substitut du Procureur et les représentants de la Fondation Assistance aux Animaux, Code Animal et de la SPA (qui finance l'opération) se présentent au cirque Zavatta fils afin de faire appliquer une décision de justice qui demande la saisie de l'éléphante Kenya (et de son camion), détenue illégalement depuis de trop nombreuses années.

    C'est vers 8h30 après avoir réussi
    à débloquer le système de sécurité installé par le cirque, que le camion (le transporteur a été réquisitionné pour la circonstance) a pu prendre la route vers le nouveau refuge de Kenya.

    Elle a pu dès son arrivée être examiné par un vétérinaire. Son état est mauvais (maigreur, déshydratation, problème aux pattes...). Aussi, si nous ne doutons pas de l'attachement que peut avoir la famille Cagniac pour elle, il n'en reste pas moins que Kenya ne vivait pas dans des conditions acceptables (absence de groupe social, aucun point d'eau, exercices contre-nature...).

    Le cirque souhaite d'ores et déjà la récupérer (bien qu'il n'en soit plus propriétaire). Nous espérons toutefois que la famille Cagniac saura faire passer l'intérêt de cet animal avant les intérêts mercantiles, ce serait un belle illustration de l'amour qu'ils disent lui porter...

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    Kenya libérée le 10 avril par la Fondation Assistance aux Animaux, Code Animal et la SPA (qui a financé l'opération), a été placé dans une Safari Parc français, par suite de décision de justice.

    Aujourd'hui, le cirque, qui pourtant en infraction depuis 15 ans, tente de récupérer Kenya dont il n'est plus propriétaire. Mr Christian Caffy, secrétaire général de la Fédération des cirques et traditions affirme ainsi à l'AFP que Kenya aurait perdu « 200 kg soit plus de 10% de sa masse corporelle en 25 jours », affirmant que le stress de Kenya la conduirait à ne plus s'alimenter ...
    Ces manoeuvres sont particulièrement scandaleuses de la part de personnes qui ont fermés les yeux sur les conditions de vie déplorables de Kenya pendant tant d'années (détention seule dans un camion, absence d'accès permanent à l'eau, numéros contre-nature ...) les troubles du comportement qu'elle a développé au sein du cirque sont l'illustration de ce stress qu'elle a vécu (Vidéos : .wmv >> / .mov>> / .mp4>> ).

    Rapellons aussi que Kenya, contrairement à ce qui est affirmé par les cirques, a été capturée au Zimbabwe et a donc été arrachée à une vie sociale et libre pour être enfermé dans un cirque à des fins mercantiles (Cf Office National de la Chasse).

    Selon Cristelle Vitaud, vétérinaire « spécialiste des animaux sauvages depuis 18 ans » de la réserve de Peaugres, ce diagnostic est «complètement faux » et a été fait « à l'œil et à cinquante mètres » du pachyderme (Source Le BienPublic). Kenya, est non seulement gourmande, mais elle se nourrit et s'intègre très bien avec ses congénères.

    Sa taille est particulièrement réduite en la comparant avec les autres pachydermes du parc. C'est un phénomène qui a déjà été observé par le passé sur d'autres animaux détenus dans les cirques, ceux-ci étant confinés, mal-nourris, mal abreuvés, ils ne se développent pas correctement. Les photos ci-dessous parlent d'elles-mêmes :

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    Nous regrettons que cette polémique honteuse puisse se propager afin de discréditer une libération légale, et dont le but affiché est de rendre à Kenya une vie plus en conformité avec ses besoins physiologiques, ce qui aujourd'hui est la cas : vie dans un groupe social, abreuvement permanent, accès à des bains de boue, espace.... et ce en conformité avec l'article L214.1 du code rural.

     

     

  • LA VEGGIE PRIDE

     

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    1. Qu'est ce que la Veggie Pride?


    La Veggie Pride est une manifestation qui rassemble chaque année à Paris des végéta*iens contre l'exploitation animale. [«Végéta*ien» est un raccourci pour «végétarien ou végétalien»]

    Un défilé a lieu dans les rues de Paris, suivi d'un rassemblement sur une place où sont proposées de nombreuses attractions (stands de dégustation, d'information, vente de matériel militant, musique, discours, etc.).

    Ce rassemblement favorise aussi les rencontres, échanges, discussions entre manifestants d'horizons et d'engagements divers.

    2. Quels sont les objectifs de la Veggie Pride?

    L'objectif visé par la Veggie Pride est d'amener les végéta*iens à se manifester publiquement pour devenir des porte-parole actifs de la cause animale au lieu de chercher à passer inaperçus.

    Pour ce faire, nous les encourageons à exprimer leur fierté d'être végéta*iens pour les animaux, à lutter contre la végéphobie dont ils sont victimes et à défendre leurs droits de citoyens.

    En effet, l'oppression des animaux non humains se traduit aussi par la violation des droits en principe reconnus aux êtres humains.



    * le droit de manger correctement dans les cantines, dans les hôpitaux, dans les prisons, ou dans toute collectivité;

    * le droit à une information médicale impartiale et adaptée;

    * le droit d'élever leurs enfants selon leurs convictions sans qu'on les fasse passer pour des marginaux à leurs yeux;

    * le droit de refuser tout travail qui aille à l'encontre de leurs convictions éthiques (conditions du PARE en particulier...);

    * le droit de répondre aux personnes qui les attaquent dans les médias.


    3. Quelle est l'histoire de la Veggie Pride?


    L
    'idée a été celle d'un individu (David Olivier) qui en a fait part à une poignée d'autres autour de lui. Les choses ont vraiment démarré le 31 août 2001 lorsque la proposition d'une manifestation qui aurait lieu le 13 octobre à Paris a été lancée sur des listes de discussion sur Internet consacrées aux animaux. Plusieurs personnes se sont déclarées intéressées par ce projet. La liste «veggiepride2001» a été créée le 3 septembre 2001 afin de le concrétiser. C'est sur cette nouvelle liste qu'a été discuté et mis au point le manifeste qui constitue la plate-forme politique de la Veggie Pride.


    Quelques semaines plus tard (le samedi 13 octobre 2001), la première Veggie Pride a rassemblé environ 200 manifestants qui ont effectué une marche symbolique autour de la Place des Innocents (la Préfecture de police ayant imposé une manifestation statique).


    La manifestation a été suivie par France 3 île de France, dont les images ont été reprises par Canal+ et par Télé 7 Jours, puis de nombreux autres médias ont annoncé ou évoqué l'événement, dont Technikart en France ou NRJ et la Dernière Heure en Belgique.


    S'agissant d'une première, organisée en moins de deux mois et avec de faibles moyens, cette couverture médiatique inespérée ainsi que la mobilisation de ces 200 manifestants ont constitué des éléments très encourageants pour les éditions futures.


    La seconde édition, qui a bénéficié d'une meilleure préparation, s'est déroulée le samedi 18 mai 2002 à Paris. Elle a rassemblé environ 500 manifestants qui ont défilé entre les places de Jussieu et de la Sorbonne.


    La manifestation a, cette fois-ci, été suivie ou annoncée par plusieurs médias nationaux (France 3, France Info, NRJ, RFM, 24 Heures,...) et de nombreux médias régionaux ou spécialisés.


    L'événement a pris de l'ampleur au cours de cette seconde édition (mobilisation plus importante, soutien d'associations plus nombreuses - en particulier des associations étrangères - et intérêt des médias). Nous espérons qu'il en sera de même pour les prochaines années.

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    4. Qui sont les organisateurs de la Veggie Pride?



    La Veggie Pride est organisée par des personnes provenant d'horizons divers, de tout âge et de toute condition sociale, agissant à titre individuel (et non par une coalition d'associations).


    Pour la plupart, elles se sont rencontrées sur des listes de diffusion Internet traitant du végéta*isme et de la question animale.

    Tous les organisateurs sont végétariens ou végétaliens pour les animaux (et pas seulement pour leur santé ou pour des raisons écologiques ou humanitaires par exemple).

    La quasi totalité des débats et décisions concernant le déroulement de la manifestation s'effectue sur une liste de discussion Internet dédiée à la Veggie Pride et ouverte à toute personne remplissant quelques conditions préalables.

    5. Comment est financée la Veggie Pride?


    L'organisation d'une manifestation telle que la Veggie Pride nécessite un budget conséquent pour financer:


    * l'impression de dizaines de milliers de tracts

    * la location d'une sono et d'un groupe électrogène

    * les communications par téléphone, fax, courriers avec les médias et les associations

    * toute sorte de petites dépenses (mégaphone, etc.)

    Les organisations qui soutiennent la Veggie Pride apportent une aide morale et logistique (diffusion des informations auprès de leurs adhérents, mise en place de moyens pour faciliter le transport des manifestants, etc.), mais aucun soutien financier ne leur est demandé.

    La Veggie Pride ne reçoit d'autre part aucune subvention ou aide financière. L'ensemble des dépenses sont aujourd'hui financées par les organisateurs eux-mêmes. Tous les dons sont donc évidemment les bienvenus.

    6. Quand auront lieu les prochaines Veggie Pride?

    La Veggie Pride a lieu tous les troisièmes samedis de mai, les deux prochaines éditions auront donc lieu les samedis:

    * 16 mai 2009

    * 15 mai 2010

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  • bonne fête des méres!

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    Ici, il fait humide, froid et surtout sombre...si sombre !
    Mon nom est : chienne de la 3ème cage de gauche.
    C'est comme ça qu' « ils » disent quand ils parlent de moi.
    J'ai 3 ans et je suis enceinte d'environ 60 jours et j'ai si faim.
    Heureusement, je crois que je recevrai encore quelque chose à me mettre sous la dent.
    Un morceau de pain sûrement, mais j'ai depuis longtemps perdu l'espoir d'un repas plus substantiel et j'ai appris à m'en contenter.
    Nous sommes environ 25 chiennes ici, toutes plus ou moins apparentées.
    Ma maman se trouve 3 cages plus loin mais nous ne nous voyons jamais.
    Nous ne sortons des cages qu'au moment de la saillie, et encore, le plus souvent, « ils » amènent le mâle ici. Il est enfermé 6 cages plus loin.
    Je me demande souvent à quoi le monde extérieur ressemble. Est-ce partout aussi sombre et froid.
    J'ai tellement faim et personne ne vient.
    Je sens les contractions de mon ventre, mes bébés ne tarderont plus, ils sont impatients, mais ici, l'expression « voir le jour » n'existe pas et je les retiendrais bien encore un peu.
    Je n'ignore pas ce qui se passe en moi.
    Après 5 portées sur un peu plus de 2 ans, j'ai l'habitude, tu sais."

    Quelques jours plus tard...

    "Mes chiots sont nés, je ne sais pas trop bien quand : le jour ou la nuit ?
    C'est tout noir ici, alors on perd vite la notion du temps.
    Il y a 3 mâles et 5 femelles.
    Une des petites avait l'air si malade, elle n'a pas survécu 24h.
    J'ai pleuré et gémi pour appeler à l'aide mais personne n'est venu.
    Bien plus tard, « ils » ont emporté son petit corps sans vie en pestant sur « cette foutue chienne »
    Je me demande bien où elle est maintenant.
    Je suis toujours affamée et mes chiots aussi.
    C'est dur, très dur, sombre et froid.
    Mais la présence de ces petites vies autour de moi remplit mon cur d'un peu de joie.
    Pourtant, ils sont si étrangement calmes.
    Aurais-je commis une faute, mon ventre me fait si mal."

    Cinq semaines plus tard...

    "Je suis seule.
    Hier « cet homme » m'a enlevé mes chiots.
    Ils sont si petits, trop petits.
    J'ai essayé de protester mais une claque sur la tête et un coup de pied dans le ventre m'ont fait taire.
    J'avais espéré que cette fois au moins, ce serait différent.
    L'heure de la séparation n'avait pas encore sonné.
    Où sont-ils maintenant ?
    Ils ne connaissent rien du monde extérieur.
    Il y a tant de choses que j'aurais voulu leur apprendre mais je n'ai jamais connu que cette cage !
    J'y suis née et je ne l'ai jamais quitté.
    Mon ventre me fait terriblement souffrir.
    La solitude est insupportable.
    Jamais personne pour jouer, jamais une main amicale ne s'est posée sur moi. J'ai sûrement commis une faute.
    Pourtant, j'accueille gentiment « cet homme » dans l'espoir d'un mot gentil, une petite caresse.
    Je dois certainement avoir commis une faute.
    Mon ventre me fait tellement mal.
    J'espère que mes petits sauront se débrouiller, je leur ai si peu appris dans cette cage.
    3 d'entre eux sont si malades, j'espère qu'ils s'en sortiront.
    La douleur devient de plus en plus intense, je gémis de douleur mais personne ne viendra à mon secours.
    Je suis seule et misérable.
    Quel crime ai-je donc commis ?
    La douleur augmente encore au fil des heures.
    Je brûle de fièvre, j'ai cessé de geindre. Mais personne ne vient.
    Comme d'habitude, j'affronte seule ma détresse.
    J'ai chaud et puis froid, si chaud et encore si froid.
    J'ai mal, si mal.
    Je ne sais pas combien de temps je tiendrai.
    J'aurais voulu garder mes bébés encore un peu, et voir le monde extérieur au moins une fois.
    Fait-il aussi sombre là-bas ?
    La douleur est intenable.
    Je crois que je vais m'endormir pour ne jamais me réveiller.
    Mais tu sais, ma maman m'a raconté l'histoire d'un monde avec des arbres, des pelouses verdoyantes et la chaude lumière du soleil...
    Il y avait d'autres chiens pour jouer...
    Qui sait...peut-ê tre que c'est là que je vais..."

    Quelques heures plus tard, « l'homme » est venu, il a grommelé un juron contre cette sale bête de chienne et appelé en disant : « hé, ici, y en a une de crevée»...

    http://www.youtube. com/watch?v=OdcNl5FqcKY&eurl=http://brigadedesanimau x.xooit.com/t1750-NE- M-OUBLIEZ- JAMAIS.htm


    POUR TOUS CEUX QUI ACHÈTENT ENCORE LEURS ANIMAUX EN ANIMALERIE, VOILA CE QUE VOUS CAUTIONNEZ!! !!!
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  • Un système alimentaire qui tue : La peste porcine, dernier fléau de l’industrie de la viande

    GRAIN, Avril 2009

    Le Mexique assiste à une répétition infernale de l’histoire de la grippe aviaire asiatique, mais à une échelle encore plus tragique. Une fois de plus, la réponse officielle arrive trop tard et entachée de mensonges. Une fois de plus, l’industrie mondiale de la viande est au centre de l’histoire, s’obstinant à nier toute responsabilité , alors que le poids de l’évidence concernant son rôle ne cesse de s’accroître. Cinq ans après le début de la crise de grippe aviaire H5N1 et après cinq ans aussi d’une stratégie mondiale contre les pandémies de grippe coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (l’OMS ou WHO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le monde chancelle sous les coups d’un nouveau désastre, la grippe porcine. La stratégie mondiale a échoué et doit être remplacée par un nouveau système de santé publique qui puisse inspirer confiance au public.

    carretilla.jpg Ce que nous savons de la situation au Mexique, c’est que, officiellement, plus de 150 personnes sont mortes d’une nouvelle souche de grippe porcine qui est en fait un cocktail génétique de plusieurs souches de virus de grippe : grippe porcine, grippe aviaire et grippe humaine. Celle-ci a évolué en une forme qui se transmet facilement d’humain à humain et qui peut tuer des gens en parfaite santé. Nous ne savons pas exactement où ont eu lieu cette recombinaison et cette évolution, mais il semble évident qu’il faut chercher du côté des élevages industriels mexicains et américains.[1]

    Cela fait des années que les experts avertissent que le développement des grandes fermes d’élevage industriel en Amérique du Nord ont créé un foyer idéal pour que puissent émerger et se répandre de nouvelles souches de grippe extrêmement virulentes. « Parce que les élevages fortement concentrés ont tendance à rassembler d’importants groupes d’animaux sur une surface réduite, ils facilitent la transmission et le mélange des virus », expliquaient des scientifiques de l’agence nationale des instituts de santé publique américaine (NIH).[2] Trois ans plus tôt, Science Magazine avait sonné l’alarme en montrant que la taille croissante des élevages industriels  et l’usage répandu des vaccins qui y est fait accéléraient le rythme d’évolution de la grippe porcine.[3] C’est la même chose avec la grippe aviaire : l’espace surpeuplé et les conditions insalubres  qui règnent dans ces élevages permettent au virus de se recombiner et de prendre de nouvelles formes très aisément. Quand on en est à ce stade, la  centralisation inhérente à l’industrie garantit que la maladie est disséminée partout, par l’intermédiaire des matières fécales, de la nourriture animale, de l’eau ou même des bottes des ouvriers.[4] Et pourtant, si l’on en croit les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), «  il n’existe pas de système national officiel de surveillance pour déterminer quels sont les virus les plus répandus dans la population porcine américaine.”[5] La situation est la même au Mexique.

    Les communautés à l’épicentre

    Ce que nous savons encore à propos de l’épidémie de grippe porcine mexicaine est que la communauté de La Gloria dans l’état de Veracruz a désespérément essayé d’obtenir une réaction des autorités face à l’étrange maladie respiratoire qui les a sévèrement affectés ces derniers mois. Les résidents sont absolument convaincus que leur maladie est liée à la pollution provoquée par la grande ferme porcine récemment installée dans leur communauté par Granja Carroll, une filiale de la société américaine Smithfield Foods, le plus grand producteur de porc mondial.

    Après les innombrables essais de la communauté pour obtenir l’aide des autorités – essais qui ont mené certains leaders locaux en prison et provoqué des menaces de mort contre ceux qui osaient critiquer l’élevage de Smithfield – les autorités sanitaires locales ont finalement décidé de faire une enquête vers la fin de 2008. Les tests ont révélé que plus de 60% de cette communauté de 3 000 personnes souffraient d’une maladie respiratoire, mais le nom de la maladie n’a pas été officiellement confirmé. Smithfield nie toute connection avec ses activités. C’est seulement le 27 avril 2009, quelques jours après l’annonce officielle par le gouvernement fédéral de l’épidémie de grippe porcine, que l’information est sortie dans la presse, révélant que le premier cas de grippe porcine diagnostiqué dans le pays avait été le 2 avril 2009 celui d’un petit garçon de 4 ans appartenant à la communauté de La Gloria. Le ministre de la Santé du Mexique déclare que l’échantillon prélevé sur l’enfant est le seul parmi les échantillons prélevés sur la communauté qui ait été retenu par les autorités mexicaines et envoyé pour être testé en laboratoire. Ce test a ensuite confirmé qu’il s’agissait bien de grippe porcine.[6] Tout cela malgré le fait qu’une société américaine privée d’évaluation des risques, Veratect, avait, au début du mois d’avril 2009, avisé les responsables régionaux de l’OMS de l’occurrence de la maladie respiratoire grave qui sévissait à La Gloria.[7]

    cerdostirados.jpgLe 4 avril 2009, le quotidien mexicain La Jornada a publié un article sur la lutte de la communauté de La Gloria, avec la photo d’un jeune garçon qui tient une pancarte avec le dessin d’un cochon barré d’une croix et la légende  « Attention, danger : Carrolls Farm » écrite en espagnol.[8]

    Pour ce qui est des pandémies de grippe en général, nous savons que la proximité d’élevages intensifs de porcs et d’élevages de volailles augmente les risques de recombinaison virale et l’émergence de nouvelles souches virulentes de grippe. En Indonésie par exemple, on sait que les porcs vivant près d’un élevage de volailles ont des taux importants d’infection au H5N1, la variante mortelle de la grippe aviaire.[9] Des scientifiques du NIH avertissent que « l’augmentation  du nombre d’installations porcines voisines d’installations aviaires pourrait faciliter l’évolution de la prochaine pandémie."[10]

    On n’en a guère entendu parler,  mais la région avoisinante de La Gloria compte de nombreuses élevages de volailles intensifs. Récemment, en septembre 2008, une épidémie de grippe aviaire a éclaté parmi les volailles de la région. A l’époque, les autorités vétérinaires ont assuré le public qu’il s’agissait seulement d’une souche peu pathogène qui n’affecte que les oiseaux de basse-cour. Mais grâce à la divulgation faite par Marco Antonio Núñez, le président de la Commission pour l’environnement de l’état de Veracruz, nous savons désormais qu’il y a eu une autre épidémie de grippe aviaire à environ 50 km de La Gloria, dans un élevage industriel appartenant à Granjas Bachoco, la plus grande entreprise de volailles du Mexique. Cette épidémie n’a pas été révélée parce qu’on craignait les conséquences que cela pourrait provoquer pour les exportations mexicaines.[11]
    Il faut noter ici que l’un des ingrédients courants de l’alimentation animale industrielle est ce qu’on appelle les «  déchets de volaille », c’est-à-dire un mélange de tout ce qu’on peut trouver sur le sol des élevages intensifs : matières fécales, plumes, litière, etc.

    Peut-on concevoir situation plus idéale pour l’émergence d’un virus grippal pandémique qu’une région rurale pauvre, pleine d’élevages industriels appartenant à des sociétés transnationales qui n’ont rien à faire du bien-être de la population locale ? Les résidents de La Gloria essaient depuis des années de lutter contre la ferme Smithfield. Ils ont, des mois durant, tenté d’amener les autorités à agir face à l’étrange maladie qui les frappait. On les a ignorés. Le radar  du système mondial de surveillance des maladies émergentes de l’OMS n’a pas enregistré le moindre signal. Pas plus que les épidémies de grippe aviaire de Veracruz n’ont déclenché de réaction du système mondial d’alerte précoce pour les maladies de l’OIE. Ce n’est que grâce à sources privées et de façon désordonnée que la vérité a pu éclater.[12] Et c’est ce qu’on appelle la surveillance mondiale !

    La mauvaise foi des grandes sociétés

    Ce n’est pas la première fois, et ce n’est sans doute pas la dernière, que les agro-industriels dissimulent des épisodes de maladies infectieuses, mettant ainsi des vies en péril. C’est la nature même de leurs activités. En Roumanie il y a quelques années, Smithfield a interdit aux autorités locales d’entrer dans ses élevages porcins, après les plaintes des résidents à propos de l’odeur pestilentielle provenant des centaines de charognes de porcs laissées à pourrir pendant plusieurs jours. « Nos médecins n’ont pas eu accès aux fermes de la [société] américaine pour pouvoir effectuer leurs inspections de routine », a déclaré Csaba Daroczi, directeur-adjoint des services vétérinaires et d’hygiène de Timisoara. « Chaque fois qu’ils ont essayé, ils ont été repoussés par les gardiens. Smithfield propose que nous signions un accord qui nous obligerait à les prévenir trois jours à l’avance avant toute inspection.”[13] L’information a fini par émerger que Smithfield avait étouffé l’information sur un épisode majeur de grippe porcine classique ayant sévi dans ses fermes en Roumanie.[14]

    4 En Indonésie, où les gens meurent encore de la grippe aviaire et d’où de nombreux experts pensent que viendra  le prochain virus pandémique, les autorités ne peuvent toujours pas entrer sans permission dans les grands élevages industriels.[15] Au Mexique, les autorités ont repoussé les demandes d’enquête sur La Granja Carroll et accusé les résidents de La Gloria de propager l’infection parce qu’ils « utilisent des remèdes de grand-mère, plutôt que d’aller dans les centres de soins pour soigner leur grippe.”[16]

    Les élevages industriels sont de véritables bombes à retardement pour les épidémies mondiales. Et pourtant, il n’existe toujours pas de programmes qui permettent d’y faire face, ni même de programmes indépendants de surveillance des maladies. Personne parmi les gens haut placés ne semble s’en soucier et ce n’est sans doute pas un hasard que ces fermes soient souvent situées parmi les communautés les plus pauvres, qui paient très cher pour faire entendre la vérité. Pis encore, nous dépendons tellement de ce système aux limites de l’explosion pour une bonne part de notre alimentation que la tâche principale des agences gouvernementales de sécurité alimentaire semble être désormais de calmer les peurs et de s’assurer que les gens continuent à manger. Smithfield est déjà au bord de la faillite et était la semaine dernière en train de négocier sa reprise avec la plus grosse entreprise d’agroalimentaire de Chine, COFCO.[17]

    Entre temps, l’industrie pharmaceutique fait fortune avec la crise. Le gouvernement des Etats-Unis a déjà fait une exception d’urgence dans son système d’autorisation pour permettre de traiter les malades de la grippe avec des antiviraux comme Tamiflu et Relaxin plus largement que cela n’était prévu. Excellente nouvelle pour Roche, Gilead et Glaxo Smithkline qui détiennent le monopole sur ces médicaments. Mais chose encore plus importante, une nuée de petits producteurs de vaccins comme Biocryst et Novavax voient la valeur de leurs actions crever le plafond.[18] Novavax essaie de convaincre à la fois le CDC et le gouvernement mexicain qu’il est capable de fournir un vaccin contre la grippe porcine dans un délai de 12 semaines, si les règlements encadrant les tests restent souples.

    C’est un changement profond qu’il nous faut

    Il est évident que le système mondial de résolution des problèmes de santé provoqués par l’industrie alimentaire  transnationale marche sur la tête : Le système de surveillance est fichu, les services vétérinaires et ceux de santé publique qui sont en première ligne cafouillent et l’autorité est passée au secteur privé qui a tout intérêt à maintenir le statu quo. En attendant, on recommande aux gens de rester chez eux et de croiser les doigts en attendant le Tamiflu ou un nouveau vaccin éventuel auquel ils n’auront peut-être même pas accès. La situation n’est pas tolérable. Il faut bouleverser les choses. Et agir dès aujourd’hui.

    Pour ce qui est de l’épidémie de grippe porcine au Mexique, le changement peut être immédiat : il pourrait consister en une enquête transparente, exhaustive et indépendante sur les élevages de volailles dans l’état de Veracruz, dans le pays tout entier et dans toute l’Amérique du Nord. Le peuple mexicain doit connaître la source du problème afin de pouvoir prendre les mesures adéquates pour couper l’épidémie à la racine et s’assurer que le problème ne se reproduise plus.

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    Au niveau international, l’expansion des élevages industriels doit cesser et faire machine arrière. Ces fermes sont des foyers de pandémies et continueront à l’être tant qu’elles existeront. Il ne sert probablement à rien de réclamer un changement complet de la stratégie mondiale menée par l’OMS. En effet, l’expérience de la grippe aviaire montre que ni l’OMS ni l’OIE, ni la plupart des gouvernements ne sont disposés à être fermes avec l’agriculture industrielle. Une fois de plus, ce sont les citoyens qui vont devoir réagir et se protéger eux-mêmes. Partout dans le monde, des milliers de communautés luttent contre les élevages industriels. Ce sont ces communautés qui sont en première ligne de la prévention contre la pandémie. Ce dont nous avons besoin à présent, c’est de transformer ces luttes locales contre les élevages industriels en un vaste mouvement mondial pour abolir ce système d’élevage.

    Mais le désastre de la grippe porcine au Mexique révèle également un problème de santé publique plus vaste : Les menaces pour la sécurité des consommateurs qui font partie intégrante de notre système alimentaire industriel sont exacerbées par une tendance générale à privatiser complètement les soins de santé, ce qui a réduit à néant la capacité des systèmes publics à apporter des réponses adéquates en cas de crise, et par des politiques encourageant les migrations vers des mégalopoles où les politiques de santé publique et d’assainissement sont déplorables. (L’épidémie de grippe porcine a frappé Mexico, une métropole de plus de 20 millions d’habitants, précisément au moment où le gouvernement a coupé l’approvisionnement en eau d’une bonne partie de la population, en particulier les quartiers les plus pauvres.) Le fait que la surveillance des épidémies soit confiée à des cabinets-conseils privés, que les gouvernements et les agences des Nations Unies puissent garder le silence et ne pas divulguer l’information, que nous soyons obligés de dépendre d’une poignées d’entreprises pharmaceutiques  pour soulager nos souffrances, avec des produits certes brevetés mais seulement à moitié testés, devraient nous indiquer que rien ne va plus. Ce n’est pas seulement de nourriture que nous avons besoin, mais de systèmes de santé publique qui aient un véritable agenda public et soient responsables devant le public.


     

  • Histoire d'un enquêteur pour les droits des animaux

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    http://www.international-campaigns.org/ic/infiltrations.htm


    Animaux, mensonges et témoignages vidéo

    Traduction par International Campaigns du texte original "Animal, lies and videotapes".

    L'histoire d'un enquêteur pour les droits des animaux

    Il y a, dans le mouvement pour les droits des animaux, ceux qui considèrent les enquêteurs infiltrés avec une certaine méfiance et qui les blâment pour ne pas intervenir lorsqu'ils voient un animal se faire brutaliser. Cependant, sans les preuves obtenues par ces enquêteurs, les militants ne  disposeraient pas des armes nécessaires pour affronter l'industrie de la torture animale. Il faut énormément de courage et de détermination, lorsque l'on est vraiment concerné et que l'on estime qu'être présent est une nécessité, pour rester impassible tout en assistant à la torture ou à l'abattage d'un animal. Les personnes qui font ce travail le font souvent au prix de grands sacrifices personnels. Nous devons louer ceux qu'une réelle compassion contraint à emprunter cette voie et nous rappeler que des campagnes passées ou présentes, comme celles de SHAC, doivent énormément aux informations acquises de cette façon. Dans le récit qui suit, l'auteur décrit comment certains événements ont façonné sa vie et l'ont conduit à devenir enquêteur professionnel.

    (...) Ayant toute ma vie souhaité travailler avec des animaux, je pensais que le meilleur moyen pour être vraiment proche d'eux était de devenir gardien de zoo. Aussi, j'avais arrêté prématurément les études pour travailler dans un petit zoo du comté de Warwickshire, mais moins de six mois plus tard, je reprenais le chemin des cours.

    En effet, j'étais de plus en plus déçu de la manière dont les animaux étaient traités et, finalement, je démissionnais en même temps qu'un collègue, après avoir découvert que le  propriétaire du zoo utilisait un fusil à air comprimé pour transférer les chimpanzés d'une cage à l'autre. Peu après avoir quitté ce travail, le zoo fut fermé. Au lycée, je passais mes examens avec succès mais je croyais encore alors que ma vocation était de travailler dans un zoo. Je mis mes expériences passées sur le compte de la malchance, convaincu que les problèmes dont j'avais été témoin dans le Warwickshire ne se poseraient pas dans un plus grand zoo.  Aussi étais-je enchanté lorsqu'une lettre arriva du Zoo de Londres pour m'informer que ma candidature avait été retenue et que j'étais affecté à l'entretien des ours, des lions de mer, des phoques et des chèvres de montagne.

    Moins de trois mois plus tard, mon enthousiasme avait décliné, et je commençais à me poser des questions sur l'environnement dans lequel ces animaux étaient maintenus et sur la façon dont certains étaient traités. Et, en premier lieu, pourquoi étaient-ils là ? Pourquoi les éléphants se balançaient-ils d'un côté puis de l'autre ? Pourquoi les grands félins arpentaient-ils sans cesse leur enclos ? Pourquoi les ours se balançaient-ils, marchaient-ils de long en large et secouaient-ils perpétuellement la tête ? Parmi les gardiens, des histoires circulaient selon lesquelles les éléphants qui se " conduisaient mal " étaient emmenés derrière la cantine, loin des caméras, et roués de coups et/ou enchaînés dehors toute la nuit. Selon d'autres rumeurs, des wallabies étaient retirés du zoo et envoyés dans un laboratoire voisin (Wellcome), où ils étaient décapités lors d'expériences de routine. En fait, il ne s'agissait pas rumeurs, mais d'une vérité connue de quelques gardiens seulement. Tandis que les mois s'écoulaient, j'avais de plus en plus conscience de n'être rien d'autre qu'un gardien de prison et non pas quelqu'un qui prenait réellement soin des animaux, qui, contrairement à ce que j'avais eu la naïveté de croire, n'étaient pas élevés pour être réintroduits dans leur milieu naturel. En fait, je pourrais compter sur les doigts d'une main les animaux que les zoos ont réussi à réintroduire dans la nature jusqu'ici.

    Un an après, mes rêves étaient anéantis. Je décidais de partir, incapable de continuer à travailler dans un environnement où personne ne se posait de questions sur les conditions de vie des animaux ni sur les comportements anormaux que beaucoup d'entre eux manifestaient. Ces animaux étaient maintenus en cage dans le but mercantile de fournir un spectacle à un public ignorant et indifférent. Il était donc temps de partir, mais vers quoi ? J'aimais les animaux et je ne voulais qu'une chose : travailler avec eux. J'allai bientôt découvrir qu'il y avait une grande différence entre travailler avec les animaux et travailler pour eux.

    Après plusieurs mois de chômage, je vis une affiche dans le métro de Londres pour l'exposition " Living Without Cruelty " organisée par Animal Aid et je suis allé voir de quoi il était question. Cette exposition contribua à changer le cours de ma vie. Bien qu'ayant travaillé, lors d'un stage, à l'hôpital vétérinaire Harmsworth (de la RSPCA) et ayant vu des animaux victimes de mauvais traitements, rien n'aurait pu me préparer à ce que j'ai découvert en visitant cette exposition. J'ignorais alors encore toutes les formes que peut prendre l'exploitation animale.

    En faisant le tour des stands, je suis tombé sur celui de Zoo Check et j'ai discuté pendant une heure avec le représentant de cette organisation. J'ai ressenti un grand soulagement d'avoir enfin trouvé une association s'occupant spécifiquement de la question des zoos et j'ai su alors ce que je voulais faire. Je voulais travailler pour les animaux. Je voulais consacrer mon temps et mes efforts à aider les animaux qui, cette exposition le montrait clairement, en avaient grand besoin. Je commençais à travailler bénévolement pour Zoo Check et après quelques mois, on me proposa une place dans le service comptable de leurs bureaux du Surrey. Cependant, bien que mon emploi officiel fut de tenir les comptes, je passais moins de temps au bureau qu'à visiter des zoos et à faire des rapports. En conséquence, j'avais pris du retard dans mon travail de comptable et au bout d'une année, puisqu'il n'existait pas, à l'intérieur de l'organisation, d'emploi pour un enquêteur/observateur officiel, je suis parti.

    Que faire maintenant ? Lors d'une campagne couronnée de succès pour libérer Missie et Silver de la Marina de Brighton, je m'étais fait quelques amis et je suis descendu m'installer sur la côte où je m'impliquais dans des actions de sabotage de chasse au renard. Être poursuivi par des tueurs d'animaux violents, harcelé par la police et témoin de la souffrance animale furent des expériences qui se sont révélées fort précieuses pour le travail que j'allais bientôt entreprendre. Ma première mission d'infiltration eu lieu quelques mois après mon installation à Brighton. Un ami m'informa d'un poste à pourvoir dans un endroit appelé Shamrock Farms où l'on élevait des animaux pour l'expérimentation. Intéressé, je postulais et je fus engagé. Était-ce un hasard si le technicien en chef avait été gardien au Zoo de Londres ? !

    Shamrock était un endroit où arrivaient des animaux importés de l'Île Maurice, des Philippines et d'Indonésie. A leur arrivée, ils étaient examinés. Les malades étaient éliminés tandis que les autres étaient envoyés dans des labos à travers le monde. Durant neuf mois, j'ai constaté, filmé et photographié les mauvais traitements quotidiens et toutes les souffrances endurées par ces primates. Ensuite, je suis allé travailler dans un laboratoire situé dans le comté du Yorkshire où les primates provenant de Shamrock étaient utilisés pour des expériences.

    J'ai travaillé dans la pièce même où, quelques années auparavant, des beagles fumeurs devenus " célèbres " malgré eux étaient contraints de fumer des dizaines de cigarettes à la fois. Rien n'avait vraiment changé, sauf que les chiens avaient été emmenés vers un autre labo proche et remplacés par des primates forcés d'inhaler des gaz toxiques et d'avaler des produits chimiques au lieu de cigarettes.

    J'ai travaillé dans ce laboratoire pendant cinq mois. Un après-midi je suis parti tôt, sous le prétexte d'un rendez-vous chez le dentiste. Je ne suis jamais revenu et ce même après-midi, une campagne était lancée. C'était difficile de partir et de laisser derrière moi les nombreux primates que j'avais fini par connaître et que je ne reverrai jamais. Je savais que d'ici la fin de la semaine, ils seraient tous morts. Après avoir travaillé près d'un an dans l'industrie de la vivisection, j'en étais enfin sorti. Je crois que j'ai pleuré tout le long du trajet  jusqu'à Londres. Pendant des semaines, pas un jour ne passa sans que je pense à ces primates. L'inhalation de force était une routine quotidienne et je savais à quelle heure les animaux terrifiés étaient amenés dans le laboratoire. Il me suffisait de regarder ma montre pour me souvenir. Je m'en souviendrai d'ailleurs toujours..

    Après que le BUAV ait lancé la campagne " Paradise Lost " pour dénoncer le commerce international de primates pour la recherche, les jours de Shamrock étaient comptés. Avec le support des photographies et des films réalisés à Shamrock, la campagne ne cessait de s'amplifier et montrait les brutalités infligées aux primates ainsi que leur souffrance quotidienne que Shamrock ne pouvait pas réfuter. La pression grandissante, le lobbying politique et des actions directes locales prirent le relais et relativement peu de temps après le lancement de la campagne, la plus grosse entreprise d'importation de primates du Royaume-Uni ferma ses portes pour de bon.

    C'est comme ça que je suis devenu enquêteur. J'ai vu beaucoup de choses depuis : des animaux se faire égorger sans étourdissement ; être battus à mort ; être contraints, par la brutalité et la privation de nourriture, d'exécuter des numéros ; être tués par gazage ou par électrocution. J'ai vu des animaux vivre dans des conditions si épouvantables qu'ils en venaient à s'automutiler à force d'ennui et de frustration ; des animaux être transportés de telle sorte qu'à l'arrivée, ils ont des membres brisés ; des animaux pendus à des arbres au nom de la tradition ; d'autres raillés et finalement tués au nom de la tradition. (Je dois préciser que la plupart des faits que je viens de décrire étaient légaux dans les pays où j'effectuais mes enquêtes.) Je ne suis pas fier d'avoir assisté à tout ça. Ce n'est qu'une longue suite de morts et de souffrances que je n'oublierai jamais et qu'il ne m'est pas permis d'oublier, même dans mon sommeil.

    Comment puis-je me tenir là, à regarder les animaux, que je prétends aimer tellement, se faire brutaliser et tuer ? La réponse est simple. Parce que j'en suis capable et que quelqu'un doit le faire. C'est parce que je suis tellement préoccupé par le sort de ces animaux que je parviens à les regarder souffrir afin de porter témoignage de leurs souffrances. Cela doit être fait sinon nous n'aurions pas les armes nécessaires pour mener nos campagnes. Ni photographies ni films. Nous avons constamment besoin de preuves et de support nouveaux pour nos campagnes.. Ils sont nécessaires pour faire pression sur les politiques afin de faire changer les lois et pour essayer d'informer le public.

    Je reconnais que ce travail m'a endurci. Je ne suis plus aussi émotif quand il s'agit de cruauté envers les animaux. Il m'a dépossédé de certaines émotions naturelles et parfois j'aimerais que ce ne fut pas le cas. Je retiens mes émotions lorsque j'assiste à la souffrance animale parce que je m'applique à enregistrer les événements. Intervenir aurait pour résultat d'être jeté dehors ou passé à tabac. L'animal que j'aurais essayé de sauver continuerait de souffrir et je ne serais plus en mesure de dénoncer d'autres souffrances. Il est très important pour moi que chaque animal que je vois souffrir et mourir ne meurt pas en vain. Je vois les choses ainsi : l'animal souffrira de toute façon que je sois là ou non et il vaut mieux que quelqu'un de concerné par son sort soit présent pour observer, noter et rapporter les faits. Certains croient que ces enquêteurs sont froids et peut-être même insensibles. Je peux vous assurer que je ne suis ni l'un ni l'autre. Je contiens ma colère et mes larmes pour plus tard, loin des tortionnaires. Je m'efforce de ne pas me laisser envahir par mes émotions. Lorsque je suis témoin de souffrance animale, j'essaie toujours de m'assurer qu'elle n'aura pas été vaine et que des personnes en seront informées et chaque fois que j'en ai eu l'occasion, j'ai aidé à sauver des animaux, parfois même en persuadant certains tortionnaires de me les confier pour que je leur trouve un foyer d'accueil.

    Lorsque mon travail consiste à m'occuper des animaux, alors je leur donne tout l'amour et l'affection que je peux. C'est une satisfaction de savoir qu'il y a des gens qui, en voyant ce que j'ai filmé ou photographié seront motivés pour agir, d'une manière ou d'une autre. Il est également satisfaisant que des tortionnaires d'animaux, qui s'imaginent intouchables et pensent que personne ne sait ce qu'ils leur font subir, se retrouvent publiquement démasqués. Je sais que cela les atteint. Ils croient être en sécurité, et ils l'ont probablement été pendant des années, torturant les animaux derrière des portes closes et ce, dans certain cas, sous la protection de services de sécurité voire de la police.

    Le conseil que je donne à quiconque envisage d'enquêter ouvertement ou clandestinement sur la cruauté qu'endurent les animaux est : foncez. Si vous pensez être capable de rester impassible alors qu'un animal se fait maltraiter alors, on a besoin de vous ! Pensez-y. Tandis que vous lisez cette article, des animaux sont maltraités quelque part, d'une façon ou d'une autre et personne n'est là pour témoigner. Ces animaux auront souffert et seront morts en vain. Tant que l'exploitation des animaux existera, nous devrons être là pour rapporter les faits afin d'aider à y mettre un terme.

    Bien que je fasse des enquêtes depuis des années, cela n'est pas devenu pour autant plus facile. Ce travail peut être sale et difficile et, selon le projet, vous pouvez être amené à mettre de côté toute vie sociale car ce boulot peut fréquemment vous éloigner de chez vous. Au fil des ans, j'ai perdu beaucoup d'amis en raison de mon absence. C'est un travail souvent très solitaire et il est vraiment important d'avoir le soutien d'une ou deux personnes de confiance qui pourront vous aider à faire face au stress inhérent à ces missions. Si vous êtes toujours motivé, alors je vous conseillerais de contacter une organisation possédant l'équipement, le savoir-faire, les contacts, etc. indispensables pour mener à bien le travail d'investigation. (NDT : pour en savoir plus sur ces enquêtes, lisez ici l'article sur l'organisation AIE).

    J'espère que certains des documents que j'ai obtenus dans le passé ont contribué à inciter plus de gens à s'impliquer activement dans le mouvement pour les droits des animaux. J'espère aussi que mes rapports, photographies et films ont été utilisés avec succès pour persuader les députés de s'impliquer ou de faire évoluer la législation. Je sais aussi que même si nous dévoilions tous les jours des cas révoltants d'exploitation des animaux, les choses évolueraient encore avec une lenteur désespérante.

    Cette lenteur m'irrite d'autant plus que j'assiste aux souffrances des animaux et que je les regarde dans les yeux lorsqu'ils meurent . J'ai été assez naïf pour croire que si nous dénoncions les établissements où se pratique la torture, ils seraient définitivement fermés ou que leurs pratiques cesseraient. Je sais maintenant que les choses ne fonctionnent pas ainsi. Nous taillons tous un gros bloc de pierre, et travaillons tous ensemble dans le même but. Certains morceaux sont plus gros que d'autres mais il semble parfois que tous nos efforts n'ont pas beaucoup altéré ce bloc de pierre. Cependant, petit à petit des lettres se forment. Nous pouvons voir le L et le début du A. Nous pourrons transformer ce bloc de pierre si nous poursuivons notre effort. À terme, les mots LIBERATION ANIMALE apparaîtront. J'aimerais parfois ne rien savoir de toutes ces souffrances, mais maintenant que j'ai franchi le cap, je ne peux plus revenir en arrière.

    J'ajouterais encore une dernière chose qui me paraît importante. Comme vous avez pu le lire, j'ai travaillé dans de nombreux endroits où les animaux sont torturés et maltraités et s'il y a une chose qui me désespère encore plus que la lenteur avec laquelle les choses évoluent c'est, lorsque travaillant sur l'un de ces sites, j'entends dire par des amis qu'untel s'est fâché avec untel ou que tel groupe s'est fâché avec tel autre et qu'ils refusent désormais de travailler ensemble. J'y pense souvent tandis que je regarde les animaux pétrifiés derrière des barreaux, qui m'observent fixement et je me demande parfois : y-a-t-il un espoir ?

    Danny

    Version originale en anglais : Animals, lies and Videotape.