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collectif limousin d'action militante pour les animaux - Page 32

  • Massacre des pigeons à Cachan, la lettre d'une habitante.

    Sous le choc: le filet arrive sur eux tel un bolide à plus de 30km à l'heure, les assommant, les blessant, les terrorisant. Dans la panique, les têtes des pigeons, leurs pattes, leurs ailes ne peuvent que se coincer dans le filet, comme c'est visible ici. Leurs os creux (légers pour voler) donc fragiles ne résistent pas lorsque, sans ménagement, les barbares vont les en retirer en grande vitesse pour les coincer n'importe comment dans les caissons.

    Vous avez  déjà eu une fracture?

    Imaginez ces souffrances atroces , tant psychiques que physiques, l'angoisse, le temps  passé avant de se retrouver en decompression, car ces gens sont en grande banlieue, avant la torture finale par la décompression explosive dû à la machine à  vide d'air qui dure parfois 3 mn (durée maxi légale) et ceux qui ne sont pas morts iront vivants au four crématoire!

    Je ne peux croire, monsieur le maire, ainsi que les autres, que vous ayez eu conscience de ça. C'est pour cela, qu'en toute humilité, je me permets de vous envoyer cette photo à regarder attentivement. Merci.

    Moi-même, je n'avais jamais vu mais je m'en doutais.

    Et tout cela, pourquoi? Ben, ça leur apprendra,  ils n'auraient pas dû naître pigeons dans un monde qui s'est mis à faire de la colombophobie !

    Enfin, en réalité, pour des raisons que  je ne vais pas développer ici, l'homme actuel est devenu phobique du vivant. Il n'est pas bon de ne pas avoir son permis de vivre dans notre environnement, n'est-ce pas?

    Environnement pourri par l'homme: Cachan, fut un temps où on   venait y soigner ses bronches tant l'air y était pur. Quand j'ai débarqué ici, il y a près de 20 ans...j'ai eu la surprise de sentir une odeur de  pneu brûlé. Je m'y suis faite...Cachan pue, ben oui, on est entre autoroute A6 et nationale 20, dans une cuvette !

    C'est sans doute la faute aux pigeons, non?

    Sommes-nous certains d'être supérieurs à ceux qui ne détruisent rien?

    Mais la vraie question est: pourquoi cette haine est elle encore permise? Si c'était des hommes, on ne le pourrait pas sous peine de se faire sanctionner pour racisme.

    Là, on en est à l'air du mépris, donc du méprisable méprisant.

    Que cela ne nous empêche pas de réfléchir, ce qui est notre devoir. Or, nous qui croyons— quelle sottise! — être les seuls à penser, nous prouvons chaque jour que nous haïssons nous y risquer.

    Savez-vous que les oiseaux sont parmi les plus intelligents des animaux? Qu'ils répondent parfois  mieux aux tests que les chimpanzés, si proches de nous? Que les pigeons ont un cerveau asymétrique, apanage des animaux supérieurs en intelligence?

    Mais l'essentiel est là: Les hommes qui ne sont pas très malins, avouons le, ont peine à croire ceci : les animaux souffrent comme nous, certains plus encore, l'angoisse devant notre arbitraire décuplant leurs douleurs physiques. Pourquoi   a-t-on tous les droits sur eux? La loi doit changer. Les hommes doivent progresser et ça ne passera que par là, par le respect des autres vivants sensibles.

    Un éducateur, un analyste, un gouvernant, une personne ayant accès aux médias, un journaliste...et chacun d'entre nous, avons une mission sur terre: aider à ce progrès.

    Pas seulement parce que ne pas le faire c'est accepter notre inéluctable suicide en tant qu'espèce kamikaze, mais aussi parce que malgré que ce soit démodé, la dignité humaine donc sa maturité psychique qui se dévoile dans l'état de son sens moral  est plus importante que tout le reste.

    Pourquoi? Pourquoi, me direz-vous ne pas continuer à jouir sans entrave des plus faibles que soi, à les torturer en toute impunité? A faire la guerre aux animaux en tant de paix, histoire de ne pas perdre la main...?

    Ben, si vous n'en ressentez pas en vous la nécessité , je ne puis vous répondre que comme les parents le font, à bout d'arguments pour  apprendre à leur enfants à discerner le bien du mal   : " parce que c'est comme ça."

    Ou, comme le père de Camus, cité par Finkielkraut: "un homme, ça s'empêche".

    Sous entendu, ça s'empêche de faire ce que ses pulsions demandent, ce qui le rend si dur à civiliser: nuire, détruire,  anéantir. Le tout pour jouir.

    Personnellement, je souffre trop de tous ces malheurs que notre espèce tyrannique auto-sacralisée impose aux autres sensibles. Je ne veux plus en être complice, et croyez moi, c'est difficile, car leur  mise à mal est partout dans notre monde, dans tous les champs de nos activités.

    Mais vous tous, comment vous débrouillez-vous avec ce rapport aux animaux qui fait force de loi dans une   zone de non-droit? Ne voyez-vous pas qu'il nous maintient tous en deçà de la civilisation, nous exposant à être un jour, et l'histoire nous a montré que c'était possible, l'objet phobogène sur qui on a tous les droits pour le faire disparaître?

    Et, une évidence encore: on ne régule pas les naissances en massacrant mais par la contraception.

    Donc vive pigeonniers et graines contraceptifs.

    Merci de votre attention. Je sais , c'est long, mais pour moi encore plus!

    Cependant, avant de nous plaindre,  pensons à eux, les pigeons...et à l'éternité de leur agonie. Mais aussi aux autres martyrs du même processus, les rats et les renards, les étourneaux et les corvidés, les ragondins et tant d'en trop, classés ou pas officiellement  comme nuisibles, pour ne parler que de ceux qui paient pour notre désir abject de massacrer.

    Vous en doutez? Je n'en veux pour preuve que la protestation des chasseurs qui demandent à ce que la palombe reste dans les nuisibles car DISENT_ILS:" c'est notre tradition de les tuer qui est ainsi mise en cause."

    Pas parce qu'ils seraient nuisibles, les pigeons ramiers, mais parce qu'ils  veulent les tuer. Encore.

    "Le désir  humain est monstrueux." Castoriadis.

    Salutations à tous.

    Jo benchetrit.

    Lire sur mon blog ma lettre demandant l'application de mon droit à l'objection de conscience.


     

     

  • où va-t-on?

     

     

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    Etrange de lire ce que je pense depuis quelques jours à la lecture de tous ces mails...
    La démographie...certes oui... voilà un débat difficile... Et si je vous disais qu'un élève, lors d'un cours d'économie m'a sorti tout de go "que nous étions trop nombreux sur la planète et qu'il fallait faire quelque chose car sinon bientôt il n'y aurait plus assez à manger pour tout le monde ou alors qu'il faudrait aller piquer les territoires des autres..." (les jeunes réfléchissent aussi...). Sa solution : ne faire qu'un enfant par famille ! Ben tiens !
    Pour en revenir aux espèces envahissantes, chacun y voit son propre compte et d'autres le compte de tout le monde. Je me dis quant à moi que vu l'évolution de notre planète, du climat, des transports internationaux, des déplacements de tous, il est absolument inéluctable que les espèces elles-aussi voyagent, se déplacent, volontairement ou non...
    Considérant l'évolution de notre humanité... devrions-nous considérer que les humains "importés" de pays exotiques sont devenus aujourd'hui des espèces envahissantes ? Pourquoi le faire alors que d'autres espèces vivantes non-humaines ?
    Il me semblait avoir compris que seuls les plus forts restaient, ceci étant valable pour toutes espèces confondues... On peut donc supposer que malheureusement, certaines espèces, incapables de s'adapter sont vouées à disparaître, que d'autres plus opportunistes vont se développer, et que d'autres évolueront, de nouvelles sans doute apparaîtront... N'est ce pas ainsi que le monde évolue depuis l'aube des temps ?
    Pourquoi et comment des espèces si on détruit consciencieusement leurs territoires ? On ne peut plus revenir en arrière. Je suis - hélas - très pessimiste la-dessus.
    J'ai rencontré l'an passé, un "chasseur naturaliste" qui m'a décrété souverainement que s'il lui "fallait exterminer les ibis sacrés en Vendée pour sauver les sternes, il n'hésiterait pas à canarder"....
    J'ai longuement réfléchi à cela et malheureusement n'ai pas trouvé d'heureuse solution, mais je pense que "tout cela est fort dommage et que je préfère un espace habité, même par une forme étrangère" à un espace désert", en me demandant toutefois si éradiquant la forme étrangère, je permettrais à la forme autochtone de revenir...."
    Dans mon coin, L'écureuil roux est en train de disparaître  sans qu'on trouve une explication rationnelle...
    Enfin...ceux que je croise - de plus en plus rarement - sont écrasés sur le bord de la route...Les noisetiers envahissants sont coupés, les hêtres ont été abattus,pas de chênes...il reste une vaste peupleraie, quelques merisiers et pas mal de bouleaux. Je ne suis pas certaine que ceux-là suffisent à le nourrir... Tout le monde remarque cette progressive disparition, comme celles des hérissons, des hirondelles...mais tout le monde s'en fout.... En ce moment, les renards, les corbeaux, les pigeons, les blaireaux, les fouines, les cormorans, les goélands...n'ont pas la côte...Les oies, les canards (certains...) les cygnes posent problèmes...
    Ah ! ce monde est fou et il y a des sujets qui fachent... Mon mari quant à lui est définitivement contre la renouée et les orties ! (soupir)
    Quant à moi je vais continuer de faire ce que je peux...
    Et merci pour cet échange riche et intelligent.
    Bien cordialement

    L'oiseau est à ma vie ce que l'eau est à la terre : rare, précieux,
    essentiel, vital. Danielle Leleu
    http://fr.groups.yahoo.com/group/jardinrefuge/join

    http://www.dailymot ion.com/video/ xazt0k_bouddhism e-mathieu- ricard-discussio _news


  • Ainsi meurent les albatros..

    Géocide : ainsi meurent les albatros
    Ces photos de cadavres d’albatros dont l’estomac était rempli de déchets plastiques, nous dit leur auteur Chris Jordan, ont été prises sur les plages de Midway, au cœur du pacifique. M. Jordan précise qu’aucun débris n’a été déplacé lors de ces clichés, et bien que nous n’ayons aucun moyen de vérifier cette assertion, elle nous a semblé crédible. --- Ces goélettes des mers du sud font évidemment partie du bestiaire intime de chacun, prolongeant les légendes anciennes au travers desquelles l’homme a construit et dégagé peu à peu sa relation au monde. Nous autres, modernes, nous estimons bien sûr indemnes de ces révérences et rituels primitifs, considérés comme autant d’irrationnelles offrandes propriatoires, censées calmer les inquiétudes devant un monde indéchiffrable, et nous nous en réjouissons. Pourtant, à l’évidence, ces images rappellent l’urgence de ce questionnement trop vite jugé dépourvu de sens. Quel est notre rapport au monde animal, c’est-à-dire à la vie ? Aujourd’hui, notre liberté de pensée, si chèrement acquise, risque de s’anesthésier si elle se contente - comme l’entertainment qui a remplacé la culture nous y invite - d’une mise en abîme esthétique, fût-elle morbide, de notre place dans le monde, comme d’aucuns pourraient être tentés de le faire à la vue de ces images. Nous pouvons, nous pourrions... Mais nous allons devoir choisir.

    Extrait de Contre Info.

    http://www.chrisjordan.com/


     

     

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  • Le végétarisme est un sport de combat


    Le végétarisme est un sport de combat


    A la suite de notre article sur le livre de Fabrice Nicolino, cette riveraine s'est sentie gênée par la présentation qui était faite des militants de la cause animale. Nous lui avons demandé son témoignage. Pour elle, devenir végétarien n'a rien d'extrémiste. Elle nous raconte sa démarche.

    Devenir végétarienne n'a pas été le résultat d'une réflexion sur la cause animale. Certes j'y pensais… parfois. Mais j'avais réussi à dissocier les « gentils animaux » de leurs muscles, soigneusement empaquetés au rayon frais. Cette séparation entre l'animal vivant et sa chair a pris fin lors d'une visite au salon de l'agriculture. Je flânais, quand j'ai vu un agneau apeuré se réfugier auprès de sa mère, qui entreprit de le câliner.

    Subitement, j'ai réalisé qu'en mangeant des côtelettes le midi, je tuais des êtres sensibles. Or, je pouvais éprouver de la sympathie envers ces animaux, comprendre une partie de leurs sentiments, de leurs liens. Je vivais déjà cela avec « mes animaux de compagnie » (dont la sensibilité va selon moi bien au-delà d'une projection anthropomorphique de notre part). Mais, pour pouvoir manger tranquillement, j'avais choisi d'être aveugle à cet aspect de la vie des « animaux de boucherie ».

    Dès cet instant, je n'ai plus pu en manger.

    Ce n'est pas manger « que des légumes »

    Pourtant je ne me rendais pas tellement compte de ce que ça allait changer. J'avais peur que ma santé n'en pâtisse. J'ai lu. Visiblement, le besoin de l'organisme en produits carnés n'est pas si impérieux. J'ai appris qu'une alimentation végétarienne était variée et contenait, en plus des légumes, toutes les céréales, les algues, les légumineuses, le soja, et les œufs et les laitages (puisque je n'avais pas décidé d'être végétalienne).

    Paradoxalement, en cessant de consommer viande et poisson, j'ai découvert tous ces aliments que je ne mangeais pas. J'étais sortie de ma routine culinaire.

    Il restait à trouver comment cuisiner ces nouveaux ingrédients : la cuisine française traite souvent les légumes et les céréales comme de simples accompagnements (je mange depuis très mal quand je me hasarde dans certains restaurants gastronomiques). En rester là aurait rendu mes repas insipides. J'ai donc dû réapprendre à cuisiner. Je me suis tournée vers d'autres traditions culinaires, davantage d'épices, de fines herbes, d'autres méthodes. La cuisine végétarienne s'est avérée saine et délicieuse.

    Devenir « marginale »

    Mais je n'avais pas pensé à tout. Mon choix étant strictement personnel, je considérais qu'il ne regardait que moi : grossière erreur et grosse claque ! Dans les premiers moments où je me sentais fragile, quand je ne savais pas si j'allais « tenir », tout a été fait pour me dissuader. Mon caractère n'est ni très contestataire ni très militant. Et là, je rentrais dans la marge.

    J'ai alors eu droit à tous les commentaires : les plus éculés « et le cri de la carotte ? », les plus stupides « tu préfères les animaux aux humains ! », les plus diététiques « tu verras quand tu seras malade », les plus naturalistes « un homme, ça mange de la viande », les plus politiques « le végétarisme est une alimentation bourgeoise »…

    La réaction a été violente, avec comme devise implicite : « Renoncer à la viande, c'est renoncer à la grandeur de la vie. »

    Les sites de végétariens, dénichés pour leurs recettes culinaires et cosmétiques, ont servi d'exutoire. J'y partageais les remarques et rejets subis. J'ai rencontré du soutien chez des gens dont je n'en attendais aucun, et une incompréhension totale dans des milieux qui se disent les plus tolérants.

    Ma critique muette gênait, les représentations étaient trop ancrées. Pourtant, j'ai trouvé depuis beaucoup d'arguments confortant mon choix, peu en sa défaveur. L'argument naturaliste se veut sans appel. Or, je ne vois pas en quoi l'alimentation serait un domaine sur lequel l'homme ne pourrait faire porter sa réflexion et choisir sa conduite. Nous étions de grands singes tropicaux, notre nature a donc déjà été profondément remodelée.

    Tourner les végétariens en dérision, c'est plus simple

    Par contre, les arguments en faveur du végétarisme (ou au minimum d'une forte réduction de notre consommation de viande) sont très forts. Les conditions d'élevage industriel, qui permettent une telle orgie, sont insoutenables. Et en voulant à toute force manger tant de viande, on les rend nécessaires. Il faut conclure que « les poussins broyés vivants, c'est dur, mais on ne peut l'éviter ». Le nombre d'animaux abattus est terrifiant.

    La pollution générée par l'élevage est considérable au niveau local (les nitrates) et global (14 à 18% des gaz à effet de serre). La quantité de céréales, et donc de terres, nécessaire à l'entretien de ce cheptel est astronomique. Les mers se vident de certaines espèces… Pourtant, nous fermons les yeux. Et c'est peut être pour cela qu'il est important de tourner les végétariens en dérision.

    Aujourd'hui, l'étiquette végétarienne est bien collée sur mon front. Les gens que je connaissais l'ont admise, ceux que je rencontre l'intègrent à mon identité. Je suis de plus en plus sûre de mon choix, et de plus en plus peinée de voir qu'il n'est pas plus répandu.

    Mais j'ai aussi conscience de faire bien peu en ne modifiant que mon comportement individuel. Alors que les militants pour la cause animale, si souvent dénigrés et moqués, travaillent concrètement pour changer les choses, et se battent pour des valeurs importantes même si marginales. Importantes parce que tellement marginales.


     

  • De la déforestation à Dominique Voynet en passant par les poussins broyés



    Je suis en train de lire le passionnant livre de Fabrice Nicolino, (“Bidoche”) dont j’ai déjà parlé ici. Et j’y reviendrai plus longuement quand je l’aurai terminé. Mais d’ores et déjà, en connectant des informations de ce livre avec d’autres que j’avais déjà, on peut faire des liens fascinants.

    Je suppose que bon nombre d’entre vous sont déjà allés “manger” chez McDo avec leurs enfants. C’est assurément une expérience instructive.

    McDo, ce sont d’abord des employés. Précaires, mal payés pour faire un boulot de merde. Ce que Naomi Klein théorise dans “No Logo” sous le nom de “McJobs”. Il s’agit d’inoculer dans de jeunes cerveaux en formation l’idée qu’un “travail” puisse ressembler à ça. Et surtout pas à ce qui était jadis en vigueur : gratifiant, stable, et permettant de nourrir et loger sa famille. La mission est largement accomplie, d’ailleurs, plus personne ne semble s’insurger du fait qu’un étudiant doive absolument travailler en plus de ses études, ou que le “marché” (qui porte de mieux en mieux son nom) du travail soit devenu une jungle.

    Chez McDo, chacun sait que l’on s’empiffre de saloperies grasses et sucrées, ce qui favorise l’explosion de l’obésité, du diabète, des maladies cardiovasculaires. Inutile de revenir là-dessus, malgré les tentatives des communicants pour faire croire le contraire.

    Les enfants, attirés par la pub et le clown, viennent chercher leur “jouet”, un gadget en plastique débile et inutile, fabriqué en Chine par des para-esclaves, et qui devant sa parfaite inutilité, finira tôt ou tard dans votre poubelle. Il aura donc inutilement consommé des ressources et pollué.

    Les enfants raffolent des “Chicken Mc Nuggets®”. Ah oui, chez McDo, l’enfant oublie ses origines et sa culture, et acquiert en échange une espèce de sous-culture uniforme, bêtifiante et mondialisée qui permet à la firme de s’adresser à ses clients de la même manière partout dans le monde et de simplifier la tâche des publicitaires. Il n’y a donc pas de “pépites de poulet”, mais des “Chicken Mc Nuggets®”.

    Mais d’où viennent-elles, ces saletés ? En Europe, elles sont fabriquées par la société Cargill, monstrueuse multinationale américaine. A Orléans, plus précisément. Des reportages télé ont montré que la viande de poulet n’était pas le seul ingrédient mis en œuvre. On y trouve aussi d’autres sous-produits (comme de la peau), et bien sûr d’autres substances beaucoup moins chères qui n’ont rien à voir avec du poulet. Glissons.

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    Mais du poulet, il y en a évidemment. D’où vient-il ? N’imaginez surtout pas qu’il s’agit de fiers poulets de grain qui trottinent et picorent librement dans la cour d’une ferme. Non, évidemment. Ce sont de pauvres bêtes sans réelle existence, qui subiront au cours des six semaines de ce qu’on a bien du mal à qualifier de vie, toute la souffrance d’un univers concentrationnaire. Avant de finir accrochés par les pattes sur une chaîne d’abattage, électrocutés, égorgés puis dépecés.

    S’il est de sexe mâle, le pauvre poussin sera immédiatement passé à la broyeuse (si si) ou jeté à la poubelle. Sinon, il sera balancé avec des dizaines de milliers de ses compagnons d’infortune, dans un hangar sinistre. Le bec coupé, à plus de 20 par mètre carré, il subira l’injection de force médicaments pour grossir plus vite et avoir une chance de survivre le temps nécessaire. Ce n’est pas pour rien que des sociétés d’agroalimentaire sont la propriété d’industriels de la pharmacie. Par exemple Pfizer, plus connu pour ses pilules bleues destinées à suppléer la virilité défaillante des riches occidentaux…

    En plus de ses médicaments, le poulet mange, bien sûr. Sans doute pensez-vous qu’en France nous sommes protégés de l’alimentation OGM. Effectivement, il n’y a pas en principe de cultures OGM massives destinées à l’alimentation en France. Et ce malgré les efforts de certains de nos “représentants”, comme Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale, ou Patrick Ollier (Monsieur MAM), qui ne sont rien d’autre que les têtes de pont (oui oui, avec un “P”) des lobbies des multinationales du secteur. Nous avons en effet la chance d’avoir des faucheurs d’OGM teigneux, qui ont réussi à médiatiser leur cause : c’est entendu, les français ne veulent pas d’OGM dans leur assiette.

    Et pourtant… Les pauvres poulets industriels français mangent principalement du soja OGM, en provenance d’Amérique du sud ! Une coproduction entre Monsanto (qui les asperge de ses pesticides et désherbants), et Cargill, encore eux ! Au Brésil, en Argentine, au Paraguay les champs de Soja OGM poussent partout. Quarante millions d’hectares. Presque la surface totale de la France !

    Et comme il en faut toujours plus, on emploie les grands moyens pour trouver de nouvelles surfaces disponibles. A commencer par la déforestation de la forêt primaire d’Amazonie. Bah, elle est tellement grande… On trace des routes sillonnées par des milliers de camions qui vont et viennent sans cesse pour acheminer le soja vers les cargos en partance pour l’Europe. Notez que le Brésil est dirigé par un “gauchiste”, Lula. Aveuglé par la nécessité de rembourser sa dette (et accessoirement d’acheter des Rafale…), il cautionne.

    Pire, si jamais un bouseux local ose s’opposer à la toute puissance des multinationales en refusant de se laisser exproprier, il arrive que des hommes de main viennent l’expulser, au besoin en le massacrant et en violant sa femme et ses filles, avant de foutre le feu à sa bicoque. Les multinationales sont au-dessus des lois et de la démocratie. Totalitaires.

    Cargill a été montré du doigt pour sa spéculation sur les matières premières de l’agro-alimentaire, responsable de l’aggravation de la famine.

    Ne croyez surtout pas que les Brésiliens affamés de la région du Nordeste en profitent ! Ces protéines sont exclusivement destinées aux poulets occidentaux, et notamment français.

    On s’arrête là ?


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    Vous avez honte d’amener vos enfants au McDo ? Il y a de quoi ! Mais vous avez une circonstance atténuante. Vous ne saviez pas forcément. Même si toutes ces informations sont librement disponibles, elles ne sont pas forcément mises en avant et diffusées au JT de 20 heures.

    Mais que dire de Dominique Voynet ? Ancienne ministre de l’environnement, ex-dirigeante et fondatrice des Verts (même si son étoile pâlit au profit de celle de Cécile Duflot et bien sûr de Daniel Cohn-Bendit), sénateur-maire (donc cumularde) de Montreuil, deux fois candidate à l’élection présidentielle en 1995 et 2007. Sauf à supposer qu’elle soit totalement incompétente, ce que je ne crois pas une seconde, elle ne pouvait rien ignorer.

    Et pourtant, en 2007 justement, elle sert la soupe de McDo, en déclarant dans le journal de l’entreprise :

    “La complétude de sa démarche environnementale, tant sur les chantiers menées que sur acteurs impliqués (siège, franchisés et fournisseurs), rend possible et souhaitable le dialogue avec les citoyens”. Et cette perle :
    “McDonald’s est désormais légitime pour parler d’environnement à ses clients.”

    Devant le tollé provoqué, notamment au sein de son propre parti, elle s’enfonce encore : “C’est important de discuter avec tout le monde, y compris avec les chefs d’entreprise, et de montrer qu’on n’est pas sectaire”.

    Depuis lors, le journal “La Décroissance“  la représente sous les traits du Clown de McDo, et lui a fait rejoindre le premier cercle de ses “écotartuffes”.

    Entendre ce genre de stupéfiante connerie dans la bouche d’un député UMP, comme ceux que j’évoquais plus haut, à la limite on en a l’habitude. Mais chez la dirigeante du premier parti écologiste, dont la principale raison d’être est justement de faire changer ce système absurde et abominable, c’est désespérant.

    McDo, comme d’autres parmi les plus gros pollueurs et/ou nuisibles de la planète, ne fait rien d’autre que de la communication et de la gesticulation écologique, du greenwashing. Repeindre ses murs en vert, mettre des plantes vertes, voire des nichoirs à l’extérieur : tout ça n’est naturellement qu’anecdote risible.

    Je récapitule : pesticides, OGM, déforestation, faim dans le monde, totalitarisme des multinationales, assassinats, élevage carcéral, souffrance animale, malbouffe, prolifération des déchets, obésité, diabète, boulots de merde, mépris du code du travail, mondialisation, publicité, standardisation du goût et des cultures : voilà les vraies valeurs de McDo.

    Comment peut-on encore s’intituler “écologiste” quand on cautionne de manière aussi éclatante l’un des acteurs majeurs de ce système qui est la négation même de toute écologie ?


    http://www.superno.com/blog/

  • ADIEU MADAME DE FONTENAILLE

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    Mme Fontenaille, présidente-fondatrice de la SPOV de Chatillon 92  s'est envolée  hier,  vers son homme,  sans doute par souhait, car, disait-elle, elle voulait mourir pour le rejoindre et en finir avec les horreurs que les hommes imposent aux autres, animaux et animaux hommes.   A coup sûr, les humains ne sont pas ceux qu'on croit et la bestialité  envers eux et autres animaux se situe du côté des hommes.

    Une femme formidable, durant toute sa vie, et même sous l'occupation avec son mari, , ce qui est   cohérent. Lire son livre qui montre un couple plein de qualités, mais je n’en dis pas plus: "Une vie." (beau livre mais pb d’éditeur qui a mis des tas de fautes) Pour honorer sa mémoire , aidez la SPOV. Vous pouvez aussi acheter une de ses superbes toiles. Car  celle qui fut danseuse classique cumulait  art et éthique , était végétarienne, donc on peut concilier esthétique  et sens moral...mais pas toujours !

    (Picasso aussi protégeait  les pigeons, mais il  aimait les corridas. Comme quoi la cohérence  n'est pas la règle   chez l'humain.)

    C'était une soigneuse exceptionnelle: avec un amour plein de douceur, précision , respect, les pigeons malades ou blessés, et autres oiseaux dans ses mains n'avaient jamais peur, ni peut être pas trop mal, car elle savait l’unité de la personne vivante sensible, et elle rassurait autant le psychisme que le corps.  Je  ne connais pas d’autre soigneur aussi habile et « humain » !

    Elle recevait nuit et jour et soignait les petits sans s'économiser . Nadia a vécu jusqu'à 87 ans, quand même, malgré une vie dure, ascétique, de sacrifice, de souffrance car supporter que l'on massacre à tour de bras ceux dont elle connaissait les qualités magnifiques la tuait sans cesse, comme elle tue tous les gens lucides et déçus par la monstruosité humaine. Elle avait donné son temps,  sa vie, et sa maison à ces êtres exceptionnels et méprisés par l'homme qui, du coup, en devient méprisable, ses oiseaux liens entre ciel et terre et si difficiles à protéger. Car, je le redis, impossible de rendre humain celui qui possède l'arme absolue: la cruauté imbécile.

    C'est donc  désespérée comme toutes les rares personnes conscientes  de l'incurable saloperie humaine, qu'elle   a quitté ce monde malade de l'anthropocentrisme narcissique primaire de son plus récent fils, dans l'espoir de retrouver au delà du ciel et de la terre, un homme réel, un humain digne de ce nom comme elle le fut et qu'elle a eu la chance de rencontrer, son philosophe de mari, qui l'accueillerait pour retrouver ce précieux lien que leur amour leur avait offert.

    On peut la revoir dans ce   court film de Brigitte Marquet, indispensable si  vous vous occupez du problème de la persécution   des boucs-émissaires pigeons victimes de calomnies honteuses et de tueries atroces,  et de la solution  des pigeonniers contraceptifs, dans une intervention qui est très enseignante et à laquelle j'adhère absolument.


    Bien à vous tous et que sa mort ne soit pas vaine. Rendons lui hommage en nous améliorant. Merci et courage à Renatta qui prend   sa suite à la SPOV.