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collectif limousin d'action militante pour les animaux - Page 14

  • La chasse : « y’en a marre » !

     

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    La grossière propagande d’un groupe de pression pourvu de moyens financiers excessifs ne parvient pas à masquer la nocivité de la chasse à la française qui se nourrit de deux impostures : la dérogation et la tolérance.

    Inutile de vous interroger pour savoir la date de fermeture de la chasse, de chercher à connaître une liste d’espèces animales soumises à cette guerre sans honneur, de penser que les tirs sont interdits par temps de neige ou la nuit ou à distances des habitations.

    Pour tout cela il y a des règles purement théoriques, puis, systématiquement des dérogations et des tolérances.

    La chasse ne ferme pas en ce pays.

    Bien sûr, le deuxième dimanche de septembre est qualifié « d’ouverture générale », dans la moitié Sud du pays, mais dans la plupart des départements, la traque des sangliers avait commencé le 15 août.

    La chasse de certains oiseaux d’eau sévissait déjà ici et là.

    N’imaginez pas qu’elle s’interrompt fin janvier, ni même mi-février.

    En mars, vous rencontrerez des chasses à courre, des tirs de pigeons ramiers classés « nuisibles » à cette seule fin.

    Alors, au printemps du moins, en période de nidifications des oiseaux et de reproduction des mammifères, la faune connaîtrait-elle un peu de paix ?

    Nullement. Ils tuent les corvidés et déterrent le blaireau ailleurs en mai.

    Mais, nous diront les crédules, « existent quand même des espèces protégées », celles qui sont menacées de disparition .

    Hélas, aucune espèce n’échappe aux tirs intempestifs et les centres d’accueil et de soins de la faune sauvage voient arriver rapaces et cigognes plombés.

    En ces jours de fin d’été, dans les profondeurs des LANDES, d’inquiétants individus qui n’ont rien de commun avec nous, piègent les petits oiseaux tels que bruants et pinsons pour les manger !

    Le droit Français érige en délit ces faits mais l’administration couvre ce braconnage qui s’accompagne d’actes de violences mafieuses à l’encontre des militants de défense des oiseaux s’avisant de faire verbaliser les malfaisants.

    Pire : il est conseillé par l’administration d’un Etat qu’on voudrait de droit, aux amis des oiseaux de quitter les zones affectées par ces pratiques arriérées.

    En cette affaire, l’Etat préfère une injustice à un prétendu désordre.

    Comme dans le MEDOC de la décennie 1980, les autorités ignorant qu’un tueur de petit oiseau est d’abord un tartarin, craignent que faire appliquer la loi générerait une jacquerie. Or, un peu de fermeté, une once de courage, mettraient fin à ces braconnages et à ces gesticulations de mauvais goût.

    Les propagandistes du loisir de mort s’accrochent à des prétextes stupides pour habiller de vertu civique leur rage de tuer.

    Hier, la rage vulpine, désormais disparue grâce à la vaccination des renards, était bien commode pour justifier les massacres.

    L’échinoccocose, aujourd’hui, la tuberculose bovine jouent le même rôle avec un peu moins d’éclat médiatique.

    Reste la prolifération des sangliers que génère la seule chasse mais qui,par un retournement de propagande, sert d’alibi aux tueurs.

    Au fond, cette propagande a parfaitement assimilé la leçon des grands totalitarismes du siècle passé :

    Un mensonge efficace doit être un mensonge énorme.

    Plus il est gros, plus il a des chances d’abuser un temps l’opinion.

    Faut-il réformer la chasse à la Française ?

    On ne réforme ni la torture, ni l’esclavage.

    On les abolit.

    Certes, toute avancée est bonne à prendre.

    Moins de tueries s’appréciera toujours et nous ne bouderions pas des dimanches sans chasse et une réduction progressive des multiples ouvertures spécifiques, paravents du braconnage généralisé.

    Après tout, les artichauts se mangent feuille à feuille.

    Mais, nous qui ne sommes pas comme eux, qui n’avançons pas masqués, qui ne mentons pas sur ce que nous pensons, nous disons loyalement et clairement notre dégoût d’un loisir de mort consistant à persécuter des êtres sensibles.

    L’essentiel est culturel.

    La société actuelle est nuisible puisqu’elle détruit le vivant et, en dehors de quelques discours vertueux en faveur de la biodiversité, privilégie toujours le lucre, la récréation, les intérêts économiques sur les impératifs de protection de la nature.

    Six cent mille oiseaux s’écraseraient, chaque année, contre les phares des plates-formes pétrolières de la mer du Nord.

    Les routes et leur trafic, les trains à grande vitesse, les pesticides agricoles, l’assèchement des marais, l’urbanisation, les pales des éoliennes tuent dans l’indifférence d’une société coupable.

    Pour que l’humain adopte un nouveau comportement fondé sur le respect et l’amour de la nature, il convient d’extirper l’exacerbation de l’instinct de mort que représente la chasse.

    Alors : la chasse « y’en a marre » !

    Oui, mais surtout de ces politiciens irresponsables qui flattent les maniaques du fusil et du piège en pensant ainsi faire de la démagogie, alors qu’ils ne font que prouver leur mépris des citoyens.

    Car, ici comme dans les autres démocraties européennes, la chasse devient un loisir marginal qui ne tire sa capacité de nuisance que de son mode d’organisation corporatiste et des fonds colossaux qu’elle gère.

    En France, comme partout ailleurs, l’immense majorité des personnes souhaitent une approche nouvelle de l’animal.

    En février 2011, un sondage SOFRES confirmait que 87% des Français souhaitent que la loi protège l’animal sauvage des actes de maltraitance.

    On vous dira : la France compte beaucoup de chasseurs.

    Faux .

    Certes, il y en a beaucoup trop mais ils ne représentent jamais que moins de 2% de la population et leur nombre diminue fort heureusement d’année en année.

    Là encore, ils mentent :

    Leur lobby annonce dans la presse un million trois cent mille chasseurs. Or, il n’a été validé qu’un peu plus de un million deux cent mille permis de chasser et un tueur agréé peut détenir plusieurs permis. Dès lors, le nombre d’amateurs peut être évalué à un million, soit la moitié de ce qu’il était il y a trente ans.

    Abolissons la chasse pour réconcilier l’homme avec la nature et pour combattre l’instinct de mort et en finir avec la banalisation de l’acte de tuer.

    Refusons la mort donnée pour inculquer l’amour du vivant.

    Gérard CHAROLLOIS

    CONVENTION VIE ET NATURE
    MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE
    POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.
     
    http://www.ecologie-radicale.org/
    www.ecologie-radicale.org
  • A l'INRA, on torture et on fait visiter!

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    Attention choquant ! Voici une "innovation" des services de l'INRA (Institut National de la Recherche Agricole) : des vaches à hublot.. Non non non, ce n'est pas une plaisanterie... Regardez plutôt la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=Yc0wmyyguzw&feature=player_embedded

    D'après les chercheurs, ce hublot, qui donne accès à l'un des estomacs de la vache, permet d'analyser de manière simple et non douloureuse le contenu de ce qu'elle mange, afin de lui fournir plus tard la meilleure nourriture possible....

    Et c'est en France que ça se passe ...

  • Accident de chasse mortel à Saint-Vincent-de-Paul : le sang qui fait rien qu'à abreuver nos sillons

     

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    C'est bon signe, les viandards se cartonnent méchant avant même que la saison de tuerie véritable ne débute. Pourquoi tant d'empressement ? Les nerfs qui lâchent, l'impatience, les tremblements dus au manque ? 
    Un peu de tout cela, c'est évident (de la mer). Ce sont des manifestations que connaissent les serial killers avant leur prochain passage à l'acte.
    Que s'est-il donc passé en Gironde, à Saint-Vincent-de-Paul exactement, ce samedi 25 août , dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne ? Lors d'une battue au sanglier, un chasseur a reçu une balle dans la guibole. Le souci, c'est que c'est du gros calibre, de la valda mahousse qui pique les yeux et en définitive, qui fait couler le précieux raisiné.
    Le sang, faut pas qu'il y en trop qui se déverse sur les feuilles mortes sinon, tu deviens comme elles.
    C'est le sort qu'a connu l'infortuné plombé; l'hémorragie avait fait son oeuvre. C'est ballot mais ce n'est pas de sa faute. Nos regards se tournent plutôt vers celui qui a tiré, cet ami de battue comme ils disent dans les journaux. Ce sera coton d'expliquer ça à la famille du calanché, sauf à solliciter Henri Cochet mais là, la ficelle serait un peu grosse.


    http://taomugaia.canalblog.com/archives/traditions_connes_et_cruelles/index.html

  • ...Restons donc stupides et gardons notre vilaine conscience !

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    Apanage des pays riches, la consommation de viande ne cesse d'augmenter dans le monde. L'élévation du niveau de vie dans les pays émergents amplifie les effets déjà catastrophiques d'une surconsommation de viande non soutenable et inutile.

    La consommation de la viande et du lait est partout en hausse. Elle s’accroit considérablement dans des pays comme la Chine. Depuis un demi-siècle, la production mondiale de viande est passée de 44 millions à plus de 220 millions de tonnes. La société humaine consomme annuellement plus de 53 milliards d'animaux par an ; dans l'ordre : poulets, canards, porcs, lapins, dindes, moutons, chèvres, bovins et chevaux. Dans le premier monde, 98 % de la totalité des animaux avec lesquels nous sommes en interaction servent à l’alimentation. Les abattoirs nord-américains tuent quotidiennement 25 millions d’animaux par jour. Selon les estimations de la FAO, la production planétaire de viande et de lait doublera d’ici 2050. À cette occasion, les éthiciens agitent de plus en plus la question de notre responsabilité morale à l'égard des animaux. Les États-Unis transforment chaque jour 1000 tonnes de viande de bœuf en hamburgers, et chaque citoyen nord-américain dévore durant sa vie 9 bœufs de 500 kg. Un Français mange 100 kg de viande par an, trois fois plus qu’il y a un demi-siècle.

    La plupart de ceux qui se prétendent écologistes sont tout autant zoophages et les partis verts et ONG environnementales se refusent d'aborder le sujet, y compris dans le cadre de la fameuse cantine scolaire Bio du WWF où la barbaque trône en maître.

    Aux États-Unis, 70 % des céréales sont destinés aux animaux d'élevage, contre seulement 2 % en Inde. Dans un parc d'engraissement américain de 37.000 bovins, 25 tonnes de maïs sont distribuées chaque heure. 90 % des cultures de soja, dévoreuses d’écosystèmes majeurs, vont aux animaux d'élevage pour la grande bouffe occidentale. Pour satisfaire à la demande, entre 1977 et 1980, le Brésil a augmenté de 400 % ses exportations de soja. Simultanément, 38 millions d’habitants étaient sous-alimentés et 10.000 petits Brésiliens mouraient de faim, Il faut 7 kg de céréales et 10.000 litres d’eau douce pour produire un seul kilogramme de bœuf.

    Un consommateur humain qui passe au tout végétal, ne serait-ce qu’une fois par semaine, fait montre d’une solidarité planétaire de l’ordre de 5.000 litres d’eau par an.

    Le choix du mode alimentaire est donc déterminant dans la valeur de l’empreinte écologique de chacun. Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles nourriraient 800 millions d'humains.

    La production carnée est au premier rang des causes du détournement calorique planétaire : 500 calories d'énergie alimentaire issues d’un steak d’un demi-kilogramme demandent 20.000 calories de carburant fossile à produire. Les voilà les chiffres de la gabegie !

    Dans le système nord-américain qui nous obnubile, la moitié de l’eau dont la majeure partie est non-renouvelable, est dilapidée au profit de l’arrosage d’une agriculture servant à la nourriture des animaux d’élevage. La pollution des eaux, dont celle de nature pesticidaire, est en grande partie le fait des rejets de l’élevage productif.

    C’est aux méfaits de l’élevage qu’il faut attribuer 85 % de l’érosion de la fertilité des sols (déboisement, création de déserts agraires, désertification), et 20 % de l’augmentation de l’effet de serre causé par le méthane, gaz largement produit par les vaches que nous mangeons. On saccage 17 mètres carrés de forêt tropicale, abritant une phytomasse de 75 kg de plantes vasculaires et de vie animale, pour produire un steak haché de bœuf, chiffre évalué pour l’Amérique centrale. 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été rasés depuis 50 ans pour faire place à des pâturages d’engraissement ou à des fermes « modèles » de bovidés. En attendant d’amputer ce qui reste au profit des agrocarburants de première génération, nous transformons déjà des forêts en hamburgers tout en participant au réchauffement du globe.

    Dans les pays traditionnellement voués au pastoralisme, notamment ceux musulmans, le surpâturage de rente a succédé aux modestes troupeaux familiaux. Cette charge outrancière des troupeau, qui se superpose à des paysages très sensibles parce que semi-arides, induit l'anéantissement irréversible des écosystèmes. C'est une tragédie sans remède et qui sera bientôt source de famine par tarissement des ressources naturelles, perte d'absorption des sols et assèchement des nappes phréatiques.

    Outre le fait qu’une alimentation végétarienne réduit le risque de mort par attaque cardiaque de 50 à 4 %, et divise par trois le risque de cancer du sein et des ovaires, on voit bien que l’exploitation des animaux par la boucherie est aussi l’une des grandes causes de la faim dans le monde. Il est donc pour le moins stupide de la part des carnivores bien-pensants d’argumenter la famine du tiers-monde pour relativiser le souci d’un meilleur respect dû aux animaux.

    L’élevage en batterie entre dans les pratiques les plus ignominieuses de notre humanité. Poules, dindes, cochons, bovidés sont industriellement torturés au nom de la recherche d’un profit maximal. Mais la morale est que ce mauvais traitement retombe sur la santé de ceux qui consomment cette chair pétrie de souffrances et de poisons.

    À la production de la viande s’ajoute celle laitière, intensive : l’exploitation du cheptel bovin est éthiquement inqualifiable. L'image de la vache - reine des près - paissant paisiblement dans la verte prairie et se laissant traire avec allégresse par l’aimable fermière toute rougeaude est un pur produit d’agence qui cache une bien affligeante réalité. Comme tout mammifère, notre brave vache a besoin de mettre bas une fois l’an. Il n’en est plus question sous le motif de l’esclavage laitier auquel elle est soumise. Et si on laisse le veau téter, la vache va freiner la descente de son lait et nuire à la productivité imposée par le Crédit Agricole de son fermier-proxénète. La fin justifie les moyens. Le veau lui est donc retiré quelques jours après sa naissance. Les vaches sont très maternelles et le stress qui en résulte est incommensurable. Si le veau est une future génisse, elle ira rejoindre le bataillon d'autres vaches laitières. Sa première grossesse aura lieu à deux ans, puis elle sera à nouveau fécondée trois mois après chaque vêlage, par insémination artificielle dans 70 % des cas. Elle sera maintenue en lactation sept mois au minimum par an et l'éleveur continuera à la traire même pendant sa grossesse. Ce productivisme outrancier est si exténuant qu’il réduit le potentiel de longévité de l’animal, de vingt années à seulement cinq. C’est ainsi que les trois quarts de la viande bovine proviennent de vaches laitières sacrifiées pour causes de stérilité ou de rendements médiocres. Séquestrés dans des caissettes à claire-voie, les veaux à viande sont dans l'incapacité de se retourner, car tout exercice augmenterait leur développement musculaire, durcirait leur chair, et ralentirait leur prise de poids. La diarrhée, due à un régime inadapté mais savamment calculé pour leur causer une anémie donnant une chair blanche, rend les lattes glissantes, et les veaux tombent souvent, se blessant les pattes. C’est pourquoi à leur arrivée à l'abattoir, beaucoup d'entre eux peuvent à peine marcher. 50 % de la production d’antibiotiques vont aux animaux d'élevage, sont administrés par ingestion subthérapeutique et se retrouvent dans nos corps et dans les sols. Pour « faire » un veau de boucherie, il faut donc : le priver de sa quantité suffisante de lait maternel, le transporter à l’encan par camion dès son plus jeune âge, le faire vivre au voisinage d'animaux malades et mourants, le vendre à des usines où, enchaîné à vie dans un cageot individuel de quelques 60 centimètres de large, on lui ôtera toute faculté de marcher, de s’allonger, de s'ébrouer et de jouer, le maintenir à l'obscurité pour diminuer son agitation, le priver de litière, le nourrir par des surplus de lait écrémé gouvernemental, lui supprimer toute nourriture solide, le rendre anémique, l’infester de maladies respiratoires et intestinales.

    La vie faite à nos frères mammifères les cochons et les bovidés est invivable, mais l’immense majorité du milliard et demi d’animaux mangés en France sont des volailles. La vie de 90 % de ces oiseaux qui se déroule en batterie sous lumière permanente est un supplice. Les gentils végétaliens ne doivent pas se tromper d’adresse car la poule de ferme, aux œufs d’or bio, ne court plus les poulaillers.
    6 milliards de poulets sont abattus chaque année au sein de l’Union européenne. Plus de 90 % des poules pondeuses sont soumises à un élevage intensif, dont le sadisme extrême est le recours à un suréclairage incessant, visant à accélérer la croissance en exploitant la photophase. Les volailles sont entassées dans des hangars sans fenêtre, pouvant contenir de 10.000 à 70.000 individus. Les poules sont incarcérées dans des séries de cages superposées dont chacune contient 4 à 5 sujets. Chaque poule ne dispose pas plus de 550 centimètres carrés, c'est-à-dire l'équivalent d'une feuille de papier A4. Le gallinacé n’est finalement heureux que lorsqu’il arrive dans le four où il dispose enfin de quatre fois plus d’espace « vital »… Dans une indifférence totale, c’est l’animal qui paie le plus lourd tribut à notre perversion carnivore.

    En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation subsidiaire, il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif, que de soulager considérablement la faim dans les pays exploités, d’assurer aux pays exploiteurs une alimentation moins pathogène et dégénérative, d’établir un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. L’effet dissuasif que l’on pouvait espérer de la vache folle, véritable effet boomerang de nos viles exactions, n’a duré qu’un temps. Attendons donc la prochaine et méritée volée de bois vert pour nous lamenter sur des méfaits qui ne sont que bel et bien mérités.

    Salmonellose dans les œufs de batteries, vache folle au prion, poulets à la dioxine, viande de porc aux nitrates et aux nitrites se transformant dans notre corps en nitrosamines hautement cancérogènes, charcuteries à la listériose, cancer du pancréas par les viandes grillées, cancer du colon proximal et distal dus aux viandes rouges et transformées, cancer du sein (dit à récepteurs hormonaux positifs), les carnivores sont prêts à affronter les pires maux pour continuer à mettre de la souffrance animale et du cadavre dans leur assiette, et à permettre le plein emploi à la filière bouchère.

    Une dernière réflexion sur le sujet : à quel délire paranoïde correspond le fait de « déguster » de l’agneau et de caresser son chien ?
    Inversons pour comprendre la gratuite relativité de cette attitude. Si nous mangeons du mouton, alors acceptons que les Chinois bouffent du chien, parce que nous ne valons guère mieux. Catégoriser en valeurs comestible ou sentimentale notre rapport à l’animal, et notamment aux mammifères monophylétiques (ancêtre commun), auxquels nous appartenons, est une démarche psychopathe. Sommes-nous complètement dingues ?

    La viande rend malade, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
    La viande est source d'infernales cruautés, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
    La viande est objet de disparités entre les peuples, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
    La viande induit déforestation, désertification, pollution, mais nous continuons à en manger de plus en plus...

    Même pas honte de vivre avec une mauvaise conscience !

    Pour des tickets de rationnement de viande
    :

    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pour-des-tickets-de-rationnement-107341
     
    Vient de paraître : L’agroterrorisme dans nos assiettes
    J’ai été scandalisé de l’écrire, vous serez scandalisé de le lire...
    http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391

    Michel Tarrier
    Écologue, écosophe, essayiste
  • Dissection, témoignage.

     

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    Témoignage de Virginie X, actuellement technicienne de laboratoire dans un hôpital parisien qui raconte ce qu’elle a vécu lors de son cursus dans une célèbre université parisienne, juste sous la rive gauche.

    Partie à la fac faire un DEUG Science de la Vie et de la Terre, j’étais certainement trop naïve à l’époque mais je n’imaginais pas que les animaux étaient si souvent utilisés.
    Il y avait un bâtiment ou l’on faisait les travaux pratiques, on sentait déjà plusieurs mètres avant d’y entrer une odeur insoutenable. C’était le genre d’odeur qui émane d’une pièce avec peu d’aération ou s’accumulent des excréments diverse. On ne pouvait pas y entrer mais j’imaginais très bien le nombre d’animaux détenus dans un espace vital très restreint.
    Un jour, l’intitulé d’un cours de travaux pratiques était « l’étude du système nerveux chez la grenouille ». J’avais compris qu’il s’agissait de dissection mais ce que j’ignorais c’était que l’on devait nous-mêmes tuer la grenouille ! Le professeur est entré avec une caisse qu’il avait déposée sur une table le temps de nous expliquer le déroulement du cours.
    Pendant tout ce temps on entendait les grenouilles sauter et se cogner contre le couvercle de la caisse ! Puis il nous a demandé de prendre une grenouille par binôme et de la tuer!
    Je lui ai dit que je n’y toucherai pas et je n’ai absolument rien fait durant cette séance. J’étais écoeurée de voir que certaines personnes étaient « excitées » à l’idée de disséquer ces pauvres grenouilles !
    Après ce genre d’experience, j’ai su que je ne pourrai jamais travailler dans un laboratoire avec des animaux.
    Souvent les gens s’imaginent que ce n’est pas si atroce que cela en a l’air mais pour beaucoup de techniciens et chercheurs les animaux sont de simples outils de travail.
    Il y a quelques années, j’ai postulé dans un laboratoire. Lors de l’entretien j’étais ravie. Ce poste était très intéressant jusqu’au moment où la cadre m’annonce qu’ils travaillent également avec des rats et que bien entendu je devrais comme tout le monde m’en « occuper ». J’ai stoppé l’entretien et lui ai dit que je n’étais plus intéressée.
    Ce qui me dégoute le plus c’est que les techniciens et chercheurs ne voient pas ou plus les animaux comme des êtres vivants et sensibles mais seulement comme des objets leur permettant d’aboutir à un résultat pour leurs recherches.
    Les chercheurs reçoivent des enveloppes financières pour leurs techniques. Il est donc necessaire pour eux d’apporter des résultats, qu’ils soient aberrants ou pas ils doivent faire des publications.
    Le monde de la recherche est un monde à part. Ils sont dans leur bulle où on trouve horreur et souffrance mais le gouvernement ne s’en soucie pas. Beaucoup d’argent est dépensé pour des recherches souvent inutiles.
    Je sais par exemple que depuis longtemps des singes sont sacrifiés pour la recherche contre le VIH. Beaucoup de singes pour des tout petits résultats qui réjouissent les unités de recherche qui les trouvent car le VIH est une affaire mondiale.
    Mais à les écouter ça ressemble à une course pour découvrir en premier LA solution pour soigner ou stopper le virus. Bien sûr c’est important, bien sûr beaucoup de gens décèdent mais inoculer le virus à un animal, même génétiquement proche de nous ne permettra pas de « décortiquer » totalement le virus selon moi.
    Quand le virus du VIH infecte un organisme il va se reproduire et donner des virus qui seront différents. Ces virus sont également différents d’un organisme à un autre. Donc pourquoi chercher la solution sur un organisme d’un autre animal que l’homme ?
    A notre époque et avec les possibilités de substitution à la vivisection, il est possible d’avancer dans le domaine de la recherche.
    Il faudrait juste s’en donner les moyens !

     

     

  • Et tu les trouves où, tes protéines ?...l'éternelle question!

     

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    C’est LA première question qu’on te pose quand tu dis que tu es vegan, que ce soit une connaissance, un ami, un membre de ta famille ou, et c’est plus inquiétant, un médecin. Pourquoi une telle focalisation sur les protéines ? Écoute, on n’en sait rien, mais le fait est que des protéines, tu en trouves partout, que ce soit des aliments d’origine animale ou végétale. PARTOUT, je te dis. Par contre, il est vrai que les protéines sont présentes en plus ou moins grande quantité. Suis le guide.

    Prenons comme maître étalon le bœuf, qui contient 17 g de protéines pour 100 g, jetons un œil dans les placards des Brocoli-Carotte et comparons. Le pain de mie complet bio de chez la Boulangère en contient 9,5 g (une tranche faisant 36g), le Gomasio Senfas 17,2 g, les biscuits épeautre et sésame bio de chez Casino 8,9 g, le Nuté+ (spécial femme enceinte) 16,3 g, la terrine forestière chez Bjorg 6 g, le tofu basilic de Taifun 17,9 g, le seitan gourmet grill de Lima 19,1 g et le steak de soja à l’indienne de Sojasun 16,5 g. De façon plus générale, tu en dégotes aussi dans les lentilles (22,5 g), les pois cassés (22,4 g), les amandes (20 g), les noisettes (14 g), etc… Bref on en trouve à la pelle dans les légumineuses, les céréales complètes, les graines germées et les fruits oléagineux, même si je te conseillerais quand même d’y aller mollo sur ces derniers qui sont blindés de gras comme leur nom l’indique, même si je sais qu’il est difficile de résister à des cacahuètes grillées à sec.

    « Ces chiffres sont bien sympathiques » tu me diras (et je t’en remercie), « mais de combien de protéines avons-nous besoin par jour ? ». C’est une excellente question. Et bien ça dépend.

    _ Si tu es ce qu’on appelle un sédentaire, c’est à dire que tu es une loque qui ne court qu’en cas d’alerte au tsunami, les besoins minimum conseillés sont de 0,8 g de protéines par kilo de poids de corps. Si tu fais 50 kg, ça veut dire que tu as besoin tous les jours de manger 40 g de protéines. Reprends les chiffres au dessus, et tu verras qu’il est ridiculement facile d’y parvenir en faisant simplement trois repas par jour, peu importe leur composition.

    _ Si tu es ce qu’on appelle un sportif, tu peux pousser jusqu’à un maximum de 1,5 g de protéines par kilo de poids de corps, soit 75 g si tu pèses toujours 50 kg. Encore une fois, c’est facilement atteignable en privilégiant certains aliments. Prends moi par exemple (c’est une expression, reste habillé je te prie), j’ai besoin de 138 g de protéines au plus tous les jours (je t’interdis d’en déduire mon poids) et j’y parviens les doigts dans le nez. Mon encas préféré en rentrant du sport ? Des lentilles et tofu fumé en vinaigrette (bio bien sûr) de Monoprix, accompagné de quelques tranches de pain complet. Boum, 30 g de protéines.

    _ Si tu es ce qu’on appelle un crétin, tu engloutis plus de 2 g de protéines par kilo de poids de corps, ton organisme ne sait pas quoi en faire et les éliminent donc, tes reins prennent une bonne claque et c’est bien fait pour ta pomme.

    On a quand même un début de piste pour expliquer la naissance de ce mythe des protéines qu’on ne trouve que dans la viande et donc des carences des vegans. C’est parce que les gens sont stupides et mélangent tout. Les protéines sont des chaînes d’acides aminés dont il existe 22 sortes. Parmi ces 22, neuf sont dits « essentiels », c’est à dire que notre corps ne peut pas les synthétiser et qu’ils doivent donc provenir de notre alimentation. Malheureusement, le CIV te dira en se frottant les mains que ces acides aminés essentiels proviennent exclusivement des protéines animales. Alors on fait quoi, on ferme le blog et on va se faire une entrecôte au Buffalo Grill ?

    Sûrement pas. Car il existe une exception tombée du ciel : le soja. C’est l’aliment béni des dieux : il est constitué à 40% de protéines qui contiennent les neuf acides aminés essentiels dans des proportions similaires à celles du bœuf.

    Tu en veux encore ? Pas de cholestérol dans le soja. Mieux encore, on lui prête des propriétés hypocholestérolémiantes, un mot que je te défie de replacer dans ta prochaine conversation, c’est dire qu’il diminue le taux de LDL (le cholestérol dit mauvais) et augmente celui des HDL (le cholestérol dit bon), et ça je peux te dire que si tes artères pouvaient parler, elles te remercieraient. Tu es encore là, jeune insatiable ? Alors je t’achève en reprenant notre exemple du bœuf qui contient 250 kcal par portion de 100 g. Le soja, lui, n’en contient que 120 kcal et ça c’est bon pour ton tour de taille.

    Chez famillevegan.fr, on est honnête alors on te révèle aussi la plus grosse faiblesse du soja : il contient moins de fer que le bœuf. Mais c’est un faux problème, puisque tu as largement de quoi satisfaire tes besoins quotidiens en fer dans les légumineuses, les céréales complètes, le chou, le persil, le cresson, les épinards, les fruits secs, les fruits oléagineux, le cacao, la mélasse, les algues, le tahini, le millet, le germe de blé, les betteraves rouges, les carottes, les pommes, les poires, … Les plus renseignés te diront que les végétaux contiennent du fer non héminique moins absorbé par l’organisme, mais tu leur rétorqueras qu’une source de vitamine C pendant le repas (tous les fruits et légumes en général) inverse cette tendance.

    Bon allez, c’est cool de causer avec toi, mais je vais aller courir un peu là, genre dix bornes, pour rire, histoire de griller quelques protéines végétales.